« Maternelle et cinéma » dans le Val d’Oise

Les conférences des deux programmes seront en ligne sur le site « Le cinéma à l’école » de Canopé 95 au cours de l’année scolaire 2017-2018.

Document Ressources : pour aller plus loin...

Le Petit Chat Curieux (Komaneko) de Tsuneo Godamise_en_abimeJ’ai essayé de réaliser un film qui pourrait encore être apprécié dans dix ans, dans vingt ans, dans cent ans, un peu comme un livre d’images qui continue d’être lu de génération en génération.                                                                        Tsuneo Goda, janvier 2008

Documents accompagnant la conférence : lire et écrire komanekoles sentiments et les émotions de Komanéko

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Le temps qu’il fait, programme conçu par l’association « Les Enfants de Cinéma »

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 … si le sujet est petit, il faut le rendre grand, il doit élever la réalité à un autre niveau… Le documentariste doit être comme les peintres. Il doit créer quelque chose par le regard, mais pas seulement. C’est quelque chose qui est en toi et qui vient de l’enfance.                                                                                                                                  Joris Ivens            L’ondée de David Coquard-Dassault, 7 min 40 s, 2008                                   Documents accompagnant la conférence : De plus en plus prèsRecherche graphiqueD’une ville à l’autre


La maison démontable (One Week) de Buster Keaton et Edward F. Cline, 22 min 17 s, 1920                                                                                                                        Document accompagnant la conférence :  De mal en pire...                                                                                                                                                                                              Le Jardin de Marie Paccou, 6 min 5 s, 2002                                                     Document accompagnant la conférence : jeux de cadrage

Atelier « Enfances au cinéma » : initiation à la critique de cinéma (2)

introPour la deuxième année consécutive, j’ai eu la chance d’animer avec des classes de cycle 3 une initiation à la critique de cinéma dans le cadre des ateliers proposés par Enfances au cinéma. J’aime particulièrement ces ateliers qui permettent de recueillir la parole des enfants sur leur pratique de cinéma et sur les films qu’ils aiment.

Classe de CM2 Paris 17

Les films qui ont le plus marqué les élèves de la classe de CM2 de Caroline (Paris 17) Certains films ont été choisis par plusieurs élèves.

Les films qui ont le plus marqué les élèves de la classe de CM1/CM2 de Sophie, Paris 9

Les films qui ont le plus marqué les élèves de la classe de CM1/CM2 de Sophie, Paris 9  Certains films ont été choisis par plusieurs élèves.

Après un premier échange, les enfants ont découvert dans le cadre du dispositif Ecole et cinéma le film Le tableau de Jean-François Laguionie. Je les ai retrouvés après la projection en salle pour échanger sur les scènes qui leur semblaient mystérieuses. La présence de la mort et la fin ouverte ont été notamment l’objet d’interrogations de leur part.

Lola

Nous avons vu aussi l’extrait dans lequel le peintre de Venise enlève son masque pour révéler un visage identique. Comment les enfants l’interprètent-ils ? Cette scène dévoile pour certains enfants le narcissisme du peintre. A l’aide d’un miroir, il a peint son propre visage sur un masque parce qu’il se trouve beau. Pour d’autres, cette scène nous montre l’humour du peintre, il veut jouer un bon tour à ceux qui vont lui demander d’enlever son masque. Pour d’autres enfin, cette scène montre l’opposition du peintre aux règles du carnaval. Il détourne ainsi l’obligation de porter un masque. Pour un enfant, c’est une technique pour sidérer son modèle et pouvoir le peindre sans qu’il bouge !

« Une critique est un texte qui donne un jugement sur une oeuvre (livre, film, pièce de théâtre), elle vise à persuader ou à dissuader le destinataire de s’engager à son tour dans la découverte de cette oeuvre. » 

Lesquelles allez-vous suivre ?

Si vous adorez l’action, l’aventure et les tableaux, allez voir ce film. Vivez de très près le voyage de Ramo, Lola, Plume et Magenta à travers plusieurs oeuvres. Une histoire géniale qui raconte le rejet des Toupins envers les Pafinis et les Reufs. J’ai adoré ce film, allez le voir !                                                                                     Armand, 10 ans                                                                                                                                                               Ce film m’a beaucoup plu car l’histoire très profonde fait passer beaucoup de messages. Il se passe dans un tableau où il y a des différences sociales entres les personnages : les Toupins (les personnages finis), les Pafinis (ceux pas entièrement peints) et les Reufs (les croquis). Les Toupins se croient au-dessus des autres et cela créé des tensions. Je trouve que ce fait ou encore  que l’on condamne les personnes en les peignant tout en noir, ce qui fait que l’on perd toutes caractéristiques, toutes identités, est une bonne façon d’exprimer ce qui se passe aujourd’hui. Le fait qu’un Toupin, une Pafini et un Reuf s’unissent pour abolir leurs différences prouve que pas tout le monde reste indifférent (même les plus hauts placés). Ce petit groupe partira à la recherche du peintre pour qu’il les finisse. Au cours de ce voyage, ils feront beaucoup de rencontres. J’ai beaucoup aimé cette fin énigmatique où la Pafini part découvrir le monde, elle laisse libre court à notre imagination. Je trouve que ce film est très riche en émotion et crée une très belle amitié entre le Toupin, la Pafini et le Reuf.                                                     Rebecca, 11 ans

Ce film est un film d’animation. Il y a trois catégories de personnages (les Toupins, les Pafinis et les Reufs). J’aime bien l’idée que les personnages peuvent se promener de tableau en tableau. L’histoire parle des Finis qui pensent être supérieurs aux autres. Dans les Finis, il y a un  garçon, Ramo, qui est amoureux d’une Pafini. Comme les Finis chassent les Pafinis, ils ne peuvent dévoiler leur amour. Alors ils vont chercher le peintre…                                                                                                                  Victor, 10 ans

J’ai adoré ce film car il y avait de l’aventure et du suspens. J’ai aimé les personnages surtout Plume et Gomme car leur apparence était drôle. J’ai aussi aimé Magenta car il n’aime pas la guerre comme moi… J’ai trouvé étrange que les plantes carnivores ne les mangent pas quand ils pénètrent dans la grande forêt…                       Louka, 10 ans

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J’ai moyennement aimé ce film. Il y avait de l’aventure, de la joie et de l’action. Les personnages étaient plutôt attachants, ils étaient chaleureux. Le dictateur et les Toupins (sauf Ramo) étaient égoïstes. Les dessins étaient assez beaux (sauf les Reufs). Il n’y avait pas beaucoup de musique.                                                                    Julia, 10 ans

Le Tableau parle des différences entre trois sortes de personnages : les Toupins, les Pafinis et les Reufs. Quelques-uns des personnages de ce film vont de tableau en tableau pour trouver le peintre qui les a faits. Ces habitants espèrent que le peintre va terminer les personnages et mettre fin à leur différence. La fin est très ouverte, le spectateur peut imaginer la suite de l’aventure de Lola. Je n’aime pas trop les films qui se terminent comme ça mais l’histoire est bien. Ce que j’ai le plus aimé c’est l’héroïne de l’histoire, Lola, qui va dans un tableau de guerre et ramène un garçon qui en a assez de cette guerre. Je vous conseille ce film.                                                                            Camille 10 ans

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J’ai moyennement aimé le film. Les dessins sont beaux mais je n’aime pas le thème de la peinture. L’histoire est intéressante et de voir différents tableaux, c’est culturel. J’ai aimé la musique qui est douce et mélancolique. Par contre, je n’aime pas beaucoup les films d’animation, je préfère voir de vrais acteurs.                                         Jenaye, 11 ans

J’ai bien aimé ce film, le thème est bien trouvé. Gomme est un personnage attachant car il tient vraiment à Plume. J’aime aussi beaucoup Lola car elle essaie toujours de trouver une solution aux problèmes. Je trouve que c’est injuste que les Reufs et les Pafinis ne soient pas acceptés par les Toupins. J’ai bien aimé ce film plein de couleurs.           Anaë, 10 ans

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J’ai aimé ce film car il y a de l’aventure et du suspens. Les personnages sont bien joués. J’ai surtout aimé Gomme et Plume, ils sont amusants et ont des idées bizarres derrière la tête, pr exemple quand ils trouvent de la peinture, ils se mettent toutes les couleurs. La musique est bien adaptée aux images. J’ai trouvé que ça n’était pas juste que les Reufs et les Pafinis n’aient pas le droit d’aller au château. Ça ne se fait pas non plus que les Toupins aient le droit d’écraser les Reufs. J’ai adoré la mort avec sa faux et son animal dragon. J’ai été surpris que les plantes carnivores ne les mangent pas. Magenta parle bizarrement, c’est drôle.                                                                           Camille, 11 ans

J’ai aimé ce film car il y a beaucoup de couleurs, beaucoup de musique et les émotions sautent dans tous les sens. Parfois c’est triste, parfois c’est joyeux et le film peut faire peur aussi. Mais ce que j’ai aimé par dessus tout, c’est le fait que les personnages passent de tableau en tableau. Ils nous font découvrir de nouveaux horizons.            Marcos, 10 ans

Je n’ai pas aimé ce film car des personnes qui sortent d’un tableau, ce n’est pas très captivant. Je trouve cela trop imaginaire.                                          Gabriel, 10 ans

Ce film est génial. Il y a des personnages en couleur qui ressemblent à des marionnettes… A un moment j’ai eu peur, quand ils ont traversé la forêt interdite composée d’algues et d’énormes plantes carnivores. A ce moment-là, j’ai fermé mes yeux, je me suis plongé au fond du fauteuil et je me disais « ils vont la passer ou pas ? ». J’ai rigolé par contre quand le peintre enlève son masque et que son visage est le même. C’est un film d’aventure avec du fantastique.                                                                               Michal, 10 ans

Pourquoi le masque du peintre est-il identique à son visage ?

Pourquoi le masque du peintre est-il identique à son visage ?

Imaginez que vous êtes une personne qui vit dans un tableau et que vous partez à la recherche du peintre pour qu’il vous finisse. J’ai adoré ce film parce que vous vivez des aventures en tant que spectateurs. Il est génial parce que les personnages se battent contre le racisme. Dans la vraie vie et même dans les films tout le monde doit être libre d’être ce qu’il est. Allez voir ce film !                                                          Raphaël, 10 ans

Pour ceux qui aiment les films d’action je ne recommande pas ce film. Mais pour ceux qui aiment bien les dessins, il peut leur plaire. Il est fait avec de la peinture. C’est un film à voir en famille. Il n’est pas non plus à recommander pour les gens choqués par des femmes nues…                                                                                                  Raphaël, 10 ans

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Ce qui m’a intéressé dans ce film c’est l’amitié et l’amour entre certains personnages du tableau. Particulièrement l’histoire d’amour entre une Pafini et un Fini qui est plus forte que tous les soucis qu’ils traversent. J’ai bien aimé aussi la musique car je trouve qu’elle va bien avec l’instant présent du film. Ce qui m’a plu aussi est que Lola, l’héroïne du film va tout faire pour rencontrer le peintre qui doit finir les personnages afin que les moqueries s’arrêtent.                                                                                        Anastazia, 10 ans

… Mon moment préféré est quand « la peinture du peintre » (l’autoportrait) a donné des couleurs à Ramo, Lola, Gomme et Plume. Mon moment « détesté » c’est quand le diable voulait prendre le sac de Plume. Je n’aime pas beaucoup les films d’animation et je n’aime pas peindre. Donc je n’ai pas trop aimé ce film. (Et je n’aime pas l’injustice, quand les Toupins maltraitent les Pafinis et les Reufs.)                                      Louise, 9 ans

J’ai beaucoup aimé ce film qui est triste et percutant. Il contient beaucoup de messages. J’ai adoré les catégories différentes de personnages : les Toupins (les dessins achevés), les Pafinis (les dessins inachevés) et les Reufs (les croquis). Ils me rappellent le Moyen-Âge avec les nobles, les paysans et les vagabonds. J’ai moins aimé le thème de la mort. L’atelier du peintre ne m’a pas plu non plus, il était ignoble mais à part ces petits détails j’ai adoré ce film et si jamais vous avez la chance de le voir, regardez-le !       Axel 10 ans

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J’ai bien aimé ce film. J’aime le coté enquête quand les personnages vont à la recherche du peintre. Ce film est très intéressant , on passe d’un mode à l’autre. Je trouve injuste que les Toupins aient plus de pouvoir que les Reufs et les Pafinis. Aussi, c’est injuste que Claire et Ramo ne puissent pas être ensemble.                                     Isis, 10 ans

 J’ai beaucoup aimé ce film car on ressent les émotions des personnages : la joie de pouvoir se peindre, la tristesse du Reuf tout écrabouillé ou la peur du faucheur (la mort). Quand les trois héros partent explorer la forêt maudite, ils pensent qu’ils vont se faire dévorer alors on a peur pour eux mais en fait on découvre un joli paysage et cela m’a soulagé. Ils font face aux pires dangers et on oublie qu’ils sont différents : Toupins, Pafinis ou Reufs.                                                                                         Louise, 11 ans

Ce film est un voyage à travers l’art, les couleurs et les différentes façons de peindre. De la guerre au carnaval de Venise, vous allez être surpris ! Ce qui m’a beaucoup plu c’est le voyage de Ramo, Lola et Gomme à travers les tableaux, à la recherche du peintre.                                                                                                                             Marius, 10 ans

J’ai bien aimé ce film car il y a de l’aventure. Il est très bien dessiné. L’histoire est originale et claire. Ramo est un peu celui qui commande, Lola est la courageuse qui n’obéit pas aux règles. Au début, je pensais qu’une humaine était projetée dans un tableau. Les Reufs sont les clandestins, les Pafinis sont les rejetés et les Toupins sont les maîtres, les plus puissants. Lorsqu’à la fin les Pafinis se peignent, j’ai pensé à l’art de Pablo Picasso.                                                                                                                              Gabriel 10 ans

 Dans ce film, on explique les différences entre les personnages d’un tableau. Ils partent à la recherche de leur peintre. Le personnage de Lola est très important dans cette histoire. Elle saute de tableau en tableau. C’est un film d’amitié et d’amour. Les personnages ont de nombreux soucis liés à leurs différences. Personnellement j’ai beaucoup aimé ce film qui a beaucoup d’émotions.                                                                Lou-Ann, 10 ans

Ce film est très bien. Au début on montre l’injustice des Toupins envers les Reufs et les Pafinis. C’est dur ! Pour moi, tout le monde est égaux. Les personnages sont très bien dessinés, le dessinateur a dû travailler très longtemps.                             Lilou, 10 ans

J’ai aimé car c’est une histoire d’amitié, d’aventure et d’amour. Le style de dessin est bien. Les tableaux sont vivants. On peut se raconter la suite. J’ai adoré les personnages de catégories différentes : Toupins, Pafinis et Reufs. J’ai bien aimé le thème de la mort. La musique qui accompagne est douce et lente, elle me plaît.                  Maxence, 10 ans

Ce film de Jean-François Laguionie ne m’a pas vraiment plu. Je n’ai pas aimé le mépris que portaient les Toupins pour les Reufs et les Pafinis. Ces derniers se cachaient des Toupins. Je trouve qu’ils n’ont pas à avoir honte de leurs différences. A la fin de ce film, les Pafinis et les Reufs se sentent obligés de ressembler aux Toupins pour être acceptés dans leur société. Ils auraient pu rester comme ils étaient sans se cacher derrière une couche de peinture pour être intégrés chez les Toupins.                    Alexandra, 11 ans

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J’ai plutôt bien aimé ce film. Découvrir cette histoire m’a plu, surtout l’idée que les personnages voyagent dans des tableaux. Ce film m’a transporté à travers les personnages. Les inégalités entre les personnages rend le film plus émouvant et l’amour entre un Toupin et une Pafini rend le film meilleur. La bonne humeur du film et toutes les couleurs me rendent joyeux. Par contre pour moi, le passage de la mort est vraiment inutile.                                                                                               Victor, 10 ans

Ce film d’animation a pour héroïne une petite fille curieuse qui part à la découverte du créateur qui l’a peint. Franchement, ça ressemble à la supériorité dans la vie de tous les jours, les moqueries sur la différence. Les Reufs ont été tellement blâmés qu’ils n’ont plus confiance en eux. Les Finis sont arrogants, méprisants et vantards. Ils se créent un palace dédié à leur personne, c’est absurde. Le Reuf, Lola et Ramo partent dans la forêt interdite et comme par hasard ils subsistent. Je regrette seulement que Jean-François Laguionie n’ait pas indiqué l’époque de son histoire.                                               Charles, 11 ans

Le tableau est un film d’animation avec trois héros d’un tableau et un autre du tableau d’en dessous. Dans le tableau des trois héros, il y a trois sortes de dessins pour représenter les personnages (les Toupins, les Pafinis et les Reufs). J’ai beaucoup aimé car c’est une grande histoire d’amitié entre les quatre héros à la recherche de leur créateur. Je vous le recommande car il y a un peu d’amour et de la complicité entre les personnages. Raphaël, 11 ans

Je n’ai pas trop aimé ce film car l’histoire n’est pas assez originale à mon goût. J’ai bien aimé les moments où les personnages passent dans les tableaux notamment le tableau de la guerre. Je n’ai pas aimé Ramo car il est toujours pressé mais j’ai bien aimé Lola . Le moment pendant le carnaval était drôle, les couleurs étaient vives. J’ai trouvé cela drôle qu’à la fin on puisse se peindre comme on veut. Je pense que le réalisateur n’aurait pas dû tourner dans la vie réelle, ça gâche la fin du film.                                  Paul, 10 ans

J’ai bien aimé ce film, car il y a de l’action, de l’aventure et du romantisme. Dans ce film, ce ne sont pas de vrais acteurs mais des personnages animés. Les Toupins sont plutôt égocentriques, ils pensent que les Reufs et les Pafinis sont différents en négatif. Je me suis perdue à un moment (quand il y avait des centaines de peintres qui regardaient le coucher de soleil) mais sinon c’est un film assez bien…                            Milla, 10 ans

Le film est pas mal mais il manque d’action. Par exemple, j’aurais aimé que Plume se fasse prendre son sac. J’aurais bien aimé aussi que le peintre soit présent au début du film et rejette les personnages pas finis. C’est la supériorité des Finis qui commence l’histoire. Les deux amoureux augmentent la tension du film.                        Alexy, 11 ans

Je vous conseille fortement de regarder ce film car le thème, l’histoire, les personnages, les moments drôles et joyeux, l’affiche du film, la bande-annonce et les moments de justice sont très intéressants. Ramo, Lola, Plume, Gomme, Magenta et Claire sont les personnages principaux, ils sont très attachants. Leurs caractères me plaisent énormément. Je déteste par contre les moments d’injustice.                     Jasper, 10 ans

J’ai bien aimé ce film. Ce que j’aime c’est l’idée de rentrer et de sortir des tableaux. Je n’ai pas aimé en tant que spectateur  les inégalités entre les Toupins et les Pafinis. J’ai bien aimé les décors des tableaux.                                                                  Edgar, 11 ans

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J’ai moyennement aimé ce film. J’ai aimé les dessins et la couleur. Ils étaient jolis sans être trop dans l’esbroufe. Au début, le film évoquait des valeurs importantes telles que la justice et l’égalité. Par contre, je n’ai pas aimé la fin car ce n’est pas aux Pafinis et aux Reufs de changer mais aux Toupins de s’ouvrir à la diversité. L’intrigue était lente et je me suis ennuyée peu à peu.                                                                                     Camille, 10 ans

Je n’ai pas aimé ce film car je n’aime pas la peinture et je n’aime pas voir des gens tout nu comme Garance. Par contre, j’aime bien le nom des trois tribus…     Virgil, 9 ans

C’est un film très original mais je trouve qu’il y a des moments qui sont en trop. J’ai bien aimé qu’il y ait trois catégories : les Toupins, les Reufs et les Pafinis. Les toupins se vantent car ils sont déjà finis. Les Reufs sont agressifs car ils ont beaucoup de défauts comme Plume qui ne finit pas ses phrases. J’aime bien les films avec de la peinture, il est drôle, il y a beaucoup d’action et d’aventure. La musique est à la fois douce, forte et rythmée… J’ai eu de la peine quand Gomme s’est fait écrasé, il ne le méritait pas. J’ai bien aimé quand Ramo a peint le visage de Claire, avant elle ne savait pas à quoi elle ressemblait et maintenant elle est très belle.                                                                       Mona, 10 ans

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 J’ai adoré ce film car les images sont magnifiques, il y a plein de couleurs. L’histoire des Toupins qui refusent les Pafinis …est une bonne idée. Elle est touchante. J’ai adoré l’idée de passer de tableau en tableau, ça change de monde. Chaque tableau a son expression, la joie, la tristesse… Chaque personnage a son caractère, ça change aussi. J’ai moins aimé l’histoire d’amour car je trouve ça un peu lent.                                  Ambre, 10 ans

Yan Volsy, musicien, compositeur et concepteur sonore…

Ciné-concert "En sortant de l'école", 26 avril 2017, Grand Logis de Bruz

Ciné-concert « En sortant de l’école », 26 avril 2017, Grand Logis de Bruz

Son nom apparaît au générique de trois courts métrages du programme  » Grand-Petit et petits-grands » créé pour le festival « Image par Image » du Val d’Oise. Il ne m’en fallait pas plus pour avoir envie de rencontrer cet homme-orchestre qui commence à avoir une sacrée réputation dans le monde de l’animation. Rendez-vous fut pris dans son studio perchoir de Montreuil…

Peux-tu te présenter en quelques mots ?

J’ai une petite formule qui me définit bien : « fabricant de musique et de son, spécialisé dans le cinéma d’animation ». J’aime bien le côté artisanal que ça évoque. « Faiseur de ritournelles », j’aime bien aussi.

Qu’est-ce qui a été le plus formateur pour toi dans ton enfance ?

Yan réfléchit … Je ne sais pas si c’est formateur, mais deux choses ont été importantes dans mon envie de raconter des histoires avec la musique. D’abord un pick-up 45 tours sur lequel je passais en boucle « Le Carnaval des animaux » de Camille Saint-Saëns. La légende familiale dit que je savais mettre des disques avant de savoir parler, et que je passais des heures à écouter de la musique. La seconde est le vieux piano Pleyel impossible à accorder dont mes parents avaient hérité. Personne n’en jouait chez moi, je ne suis pas d’une famille de musiciens. Mais c’est sur ce vieux piano que j’ai commencé à composer, enfant, des petites mélodies. La lecture, les livres, ont aussi  été une immense découverte.

Une image qui t’accompagne ?

Il y en a tellement ! Je choisis une image extraite de « Bandits Bandits » de Terry Gilliams, mon premier choc cinématographique. Celle du géant qui sort de l’eau avec le bateau sur la tête, bateau à bord duquel on vient de passer quelques temps !

Bandits, Bandits de Terry Gilliam, 1981

Bandits, Bandits de Terry Gilliam, 1981

Une musique qui t’accompagne ?

J’ai déjà parlé du « Carnaval des animaux », notamment le mouvement AquariumUn autre coup de coeur d’enfant est Titi et Gros minet aux sports d’hiver, j’assume totalement, c’est un vrai cartoon sonore !

Titi et Sylvestre à la neige, 1974

Titi et Sylvestre à la neige, 1974

Plus sérieusement, une musique découverte dans mon enfance que j’écoute toujours : le Köln Concert de Keith Jarret. J’ai découvert  le « Köln Concert » grâce à mon papa. Pour son travail, il est allé à Singapour. Il m’a rapporté tout un lot de cassettes pirates ! Essentiellement du piano, il y avait notamment Richard Claydermann qui était très à la mode dans les années 70 mais aussi le « Köln Concert ». Je prenais à cette époque des cours de piano, ça se passait très mal avec ma prof. Keith Jarret n’a pas arrangé nos relations. Je lui ai apporté un morceau de lui que je voulais apprendre à jouer, elle a refusé en disant qu’il jouait trop fort de la main gauche !

Comment la musique a-t-elle débarqué dans ta vie ?

Comme une évidence. Ce n’est pas lié à un contexte familial, c’est un besoin totalement personnel. Je n’ai par contre jamais pu rentrer dans le système traditionnel d’apprentissage de la musique.

Auditeur, joueur… deux faces d’une même passion ?

J’écoute et je joue de la musique en permanence. Un de mes morceaux s’appelle La Jalousie du MusicienIci c’est la jalousie de la musique de Yann Tiersenn. C’est totalement ça, une jalousie positive qui donne envie et qui te rend humble. Je ne suis pas un virtuose. Je n’ai pas d’ailleurs particulièrement d’habileté manuelle. La virtuosité est un don doublé d’une immense capacité de travail, mais moi je n’ai jamais eu envie de passer des heures sur un instrument pour devenir un interprète génial. Je ne suis pas à la recherche de cette perfection. Par contre je suis sensible à la virtuosité des autres musiciens, celle de Keith Jarret ou d’un griot africain peu importe, cette virtuosité peut m’emporter très loin, c’est hypnotique. Je crois aussi que de ne pas être virtuose me permet d’être un auditeur qui n’est pas blasé.

A quel moment as-tu décidé de faire un métier lié à la musique ?

Pendant mes études supérieures. J’ai suivi un cursus de réalisation audiovisuelle à l’université Stendhal de Grenoble. Pendant ces études, un de mes profs, André Targe, m’a fait comprendre que j’étais plus du côté de l’oreille que de l’oeil. Dans le cadre des films qu’on réalisait avec les étudiants, je m’occupais souvent du son.

Et ta rencontre avec le cinéma d’animation ?

Très brutale ! (rire) Je peux la dater très précisément : mars 2006, ma première collaboration avec l’école de La PoudrièreDepuis déjà une dizaine d’année je créais des bandes sons pour le jeu vidéo et le théâtre. Et puis j’ai eu l’occasion de travailler sur le film de fin d’étude de Julien Bisaro, « L’oeil du cyclone ». Et là, boum, l’évidence : « c’est ça que je veux faire. » Le cinéma d’animation d’auteur m’attirait déjà par les liens qu’il entretient avec le burlesque, les arts du cirque, Tati… Par ailleurs j’ai senti que de travailler dans le cinéma d’animation me permettrait de continuer à faire du son et de la musique. J’aime gérer des créations complètes, m’occuper à la fois du bruitage, des voix et de la musique. C’était de plus en plus dur, j’évoluais dans un milieu de plus en plus pro, où les différents métiers liés aux sons étaient très cloisonnés. Ça ne me convenait pas, je n’avais pas envie de faire des choix ! Avec l’animation, j’ai senti que je pouvais continuer à défendre mon statut « multi-casquettes ».

Ton nom apparaît dans trois courts métrages du programme « Grand-Petit et petits-grands »  …. Es-tu en passe de devenir le musicien incontournable du cinéma d’animation français ?

Rire – Ça ne me déplairait pas d’être le spécialiste français des « petits personnages ». J’ai d’ailleurs aussi travaillé avec Anna Chubinidze sur son court « Le petit bonhomme de poche ».

Le petit bonhomme de poche d’ Anna Chubinidze, 2017

Le petit bonhomme de poche d’ Anna Chubinidze, 2017

Plus sérieusement c’est un concours de circonstance, c’est le jeu de la programmation. Ce qu’il faut savoir c’est que faire le son d’un film, ça va vite, beaucoup plus vite que l’image. Pour un film de 3 ou 4 minutes, mon intervention va durer 3 ou 4 jours, alors que l’image a pris au moins trois ou quatre mois ! Pour en vivre, je suis donc obligé d’en faire beaucoup ! Mais ça me plaît, j’adore passer d’un projet à l’autre rapidement, et mon réseau professionnel s’est concentré sur ce type là de film. Mais je suis très loin d’être le monsieur musique de l’animation française !

Comment s’organise ta collaboration avec un réalisateur ?

J’interviens le plus tôt possible. Souvent on m’appelle au moment du scénario. Il est très rare que j’intervienne sur un film quasiment terminé. C’est d’ailleurs souvent mauvais signe ! Donc le plus souvent je rentre très tôt dans le projet. Au début c’est un travail informel : se voir autour d’un café, parler au téléphone, lire des choses… Je peux suivre les progrès du story board, de l’animatique, du tournage, et pour un film d’animation, c’est très long… Alors, quand arrive mon tour de faire des choses, ça vient très vite, parce que je suis déjà nourri de l’intimité qui s’est créée avec l’histoire et le réalisateur pendant tout ce temps de fabrication de l’image. Puis c’est un aller-retour de propositions entre le réalisateur et moi. Je propose des ambiances, un ou plusieurs thèmes. Il peut y avoir des tensions, parfois je dois faire comprendre au réalisateur qu’il fait fausse route. Dans 90% des cas, ça se passe bien ! Quelqu’un capable de passer deux, trois ans de sa vie à faire un court métrage de 10 minutes est forcément quelqu’un de passionné. Mais il a aussi développé un rapport d’hyper-contrôle sur son film : rien ne lui échappe, image par image ! Ou presque : la voix des personnages, les bruitages, la musique, font partie des choses sur lesquelles il ou elle est obligé de lâcher prise, parce qu’il maîtrise moins bien que l’image. Il faut donc savoir rassurer, mettre en confiance, pour faire accepter ce lâcher-prise. Mais ils ont aussi souvent des idées très fortes. Je continue d’apprendre au contact des réalisateurs, y compris des plus jeunes.

Est-ce qu’il est différent de travailler pour un film d’étudiant et un film pro ?

Non, il n’y a que les moyens qui changent. L’exigence est devenue très élevée pour les films d’étudiants, à cause de leur importance pour l’entrée dans le monde professionnel, et de l’effet « sélection en festival ». Presque trop à mon goût : c’est, parfois, au détriment de la créativité.

J’aimerais parler des trois films du programme « Grands-Petits » qui sont chacun lié à une économie particulière : un film d’étudiant, un premier film professionnel et une série TV…

Commençons par « Le vélo de l’éléphant », premier film professionnel d’Olesya Shchukina.

Je connaissais déjà bien Olesya, j’avais travaillé sur ses deux films de La Poudrière : Les Talons rouges et Mal de TerreJ’étais déjà totalement amoureux du travail et de l’univers de cette jeune femme, et j’avais déjà une petite idée de ce qu’elle attendait de notre collaboration. Ça n’a pas empêché que lorsque je lui ai envoyé une première proposition, ce n’était pas ça, elle souhaitait quelque chose de plus rythmé. Bon, le deuxième essai a été le bon ! J’ai travaillé avec plusieurs réalisateurs d’origine russe, ils ont une vraie culture de l’animation. Ils utilisent le son de manière percussive, très musicale, rythmique, avec des silences. Quand on travaille pour eux, retenir ses notes et ses envies de notes est essentiel. Quand il y a de la musique, elle est très présente, ce n’est pas un « tapis ». En fait je crois qu’ils ont un sens inné du burlesque. Or le burlesque cinématographique est né silencieux, je parle de Chaplin, Keaton… La musique et le son doivent-ils se faire remarquer dans un film ? Cette question soulève un vrai débat esthétique. Moi, j’aime quand ils se remarquent, mais quelquefois ça n’est pas justifié.

Et « Deux amis », film de fin d’étude de Natalia Chernysheva…

Je ne la connaissais pas quand on a travaillé ensemble. Mais bien qu’elle soit russe elle aussi, on a eu des problèmes de communication ! Au début je ne devais faire que le mixage, mais j’ai finalement dû refaire pas mal de bruitages, et adapter un de mes morceaux de musique pour la seule plage musicale du film. Franchement, je n’étais pas convaincu, et le temps nous a manqué ! Au final, on a un résultat très chouette, mais la création s’est faite un peu dans la douleur.

Et « L’homme le plus petit du monde », série TV de Juan Pablo Zaramella…

J’avais rencontré Juan Pablo à Buenos Aires (il est Argentin), on avait passé une bonne soirée ensemble. On s’est croisé plus tard au festival d’Annecy. Peu après, il m’appelle pour me proposer de faire la musique de sa série coproduite en France. Sa demande était très précise, il voulait le même morceau sur tous les épisodes, et m’a donné en référence un morceau d’orgue de Nino Rota, un morceau un peu kitch, mais bon, Nino Rota quand même ! Le temps passe, et rien ne me vient… La trouille de devoir faire mieux ! La veille du rendez-vous, j’écris deux ritournelles avec un son d’orgue rétro tout pourri. Je joue la première à Juan Pablo, il dit « nice, nice », genre « mouais…», avec son accent argentin.  Je passe à la deuxième, j’entends « That’s it !! Do not change anything !». Et voilà, j’ai fait quelques petites déclinaisons contextuelles de la musique pour certains épisodes. Puis j’ai prêté ma voix au Petit Homme, en en changeant la hauteur, j’ai fait aussi tous les bruitages. Il n’y a que le mixage qui a été fait par quelqu’un d’autre.

Le "Petit Homme" chef d'orchestre...

Le « Petit Homme » chef d’orchestre…

Entre la musique acoustique et la musique électronique ton coeur balance ?

Yan me montre un échantillon des instruments qui se trouvent dans son studio : piano, guitares, banjo, domra, ukulélé, bouzouki, multiples percussions, jouets d’enfants …

Je mélange toujours les deux. Je suis un enfant de l’audio-numérique, j’ai commencé ce métier avec l’ordinateur. Je ne suis pas un musicien « électro », ma musique ne sonne pas « électro », mais j’utilise les mêmes outils. J’ai besoin de sonorités acoustiques, c’est la matière que je retravaille avec l’ordinateur. Pour cela, j’enregistre souvent chaque instrument séparément, ce qui me permet ensuite de modifier, découper, recaler… Dans notre jargon je fais du « re-re » (re-recording). Par exemple, pour « Le vélo de l’éléphant », j’ai joué le piano et les sons synthétiques sur ordinateur,  puis je suis allé en studio pour enregistrer séparément un batteur, un trompettiste et une violoncelliste. C’est donc « acoustique », mais ce n’est pas « live », au sens où personne n’a joué en même temps, où il n’y a pas d’orchestre. Je travaille le plus souvent ainsi.

Lors du dernier festival de l’AFCA, tu as présenté avec trois musiciens complices un ciné-concert lié aux trois premières saisons d’« En sortant de l’école » … Peux-tu nous dire comment ce projet a vu le jour ?

Plusieurs éléments ont été déclencheurs, tout d’abord mon envie de refaire du live. A 47 ans je suis à nouveau à l’école, je prends des cours de piano, de percussion et de chant dans une école de jazz. Ça m’a redonné l’envie de jouer sur scène. Mais surtout j’ai eu un jour un appel de Mohamed Beyoud, le directeur artistique du FICAM de Meknès. Il se demandait si j’avais un ciné-concert à lui recommander pour son festival. Avant de raccrocher, il m’a dit que si un jour je faisais un ciné-concert, il serait intéressé…J’avais travaillé avec trois autres compositeurs à deux saisons d’« En sortant de l’école », pour lesquelles nous avions fait une résidence commune pour l’enregistrement des musiques. A nous quatre, nous formions un vrai petit orchestre. Il y avait une très bonne entente entre nous.  Alors je leur ai proposé de nous lancer dans ce projet de ciné-concert. Finalement, la première ne s’est pas faite à Meknès au Maroc, mais à Bruz en France avec l’AFCA.

Pour terminer, rêves-tu de t’évader des travaux de commande ?

Il n’y a pas de création sans contrainte et c’est pour moi un immense confort et une immense joie de travailler avec les contraintes de l’image. Donc a priori je n’éprouve pas ce besoin.                                                                                                                       Mais il y a des occasions : avec le compositeur Pablo Pico nous travaillons sur la série « La Cabane à Histoires » de Célia Rivière qui nous donne beaucoup d’autonomie.     

« La Cabane à Histoires » de Célia Rivière, 2016

« La Cabane à Histoires » de Célia Rivière, 2016

Nous partons des albums jeunesse pour faire une proposition musicale à Célia. La musique n’est pas liée au timing de la future image. La réalisatrice s’appuie sur elle pour  monter les épisodes. C’est  finalement assez proche de la démarche qu’avait développée Disney : la musique était créée en premier, les images animées dessusJ’ai aussi eu l’occasion d’écrire un album instrumental ,« Miniatures », qui propose aussi des musiques préexistantes aux images, et qui sert pour des productions audiovisuelles. Et puis j’ai déjà eu l’occasion de composer pour la chanson, dans le droit fil de mes petites ritournelles, et j’espère bien avoir l’occasion de creuser un peu plus de ce côté là !

« Trop Patati Patata » au Trianon de Romainville

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L’apprentissage de l’écriture et de la lecture, c’est du sérieux dans la classe de CP de Célia Rey qui aime rassembler ses élèves autour d’un projet fédérateur. Cette année, la classe a participé au concours d’écriture « Lire Egaux » organisé par la maison d’édition Talents Hauts. Créée à partir des préjugés sur les filles et les garçons, l’histoire s’est transformée en scénario sous l’impulsion du dispositif Classe image proposé par le cinéma de Romainville. Le choix de réaliser un film d’animation s’est rapidement imposé pour tordre le cou avec humour aux clichés sexistes à hauteur d’enfant !

La première étape a été de comprendre la technique « image par image » et d’explorer ses nombreuses possibilités…

Patiemment, les enfants ont enregistré toutes les images nécessaires aux séquences animées de leur film…Ils sont devenus des champions pour donner l’illusion d’un mouvement… Une paire de ciseaux bouge toute seule, une Barbie fait de l’haltérophilie, des dessins dansent…

2bisQuelques photographies et l’enregistrement de la bande son complètent leur court métrage. Tout est fin prêt pour la grande soirée au cinéma Le Trianon ! Les enfants sont très fiers d’accueillir leur famille et de présenter Trop Patati, Patata ! pendant le festival Les enfants font leur cinéma qui fête cette année ses 20 ans.

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Et maintenant le projet vu par l’enseignante… Un très beau texte de Célia Rey. Merci à elle pour ce témoignage.

Les coulisses de  « Trop Patati Patata »,  Les livres sont des graines de film …

Trop Patati Patata rend hommage tant par sa forme que son titre au tout premier album de référence étudié en début d’année scolaire : « Trop Ceci Cela » de Caroline Palayer. Dans ce livre, il est question de respect mutuel : un principe essentiel, que les élèves doivent garder à l’esprit pour apprendre notamment à bien coopérer.

Puis, grâce à notre participation à la 9e édition du concours Lire Égaux, dont l’objectif est de sensibiliser les filles et les garçons dès le plus jeune âge à l’égalité entre les femmes et les hommes, nous avons reçu 8 albums alimentant des débats sur ce thème.

Conformément aux instructions officielles : le programme scolaire d’Enseignement Moral et Civique, les élèves ont appris à :                                                                            « Développer des aptitudes à la réflexion critique en recherchant des critères de validité des jugements moraux ; en confrontant  leurs jugements à ceux d’autrui dans une discussion ou un débat argumenté. » BO spécial n°6, 2015

Pour ce faire, à partir des contes et des albums étudiés mais aussi  de situations vécues par les enfants, nous avons listé ensemble une dizaine de préjugés et de stéréotypes sur les filles et les garçons.

« Des idées au mouvement ! »

L’originalité de ce projet est finalement d’avoir associé de manière logique deux partenaires culturels : les Editions Talents Hauts qui proposent le concours Lire Égaux et le cinéma le Trianon avec le dispositif des classes Image. Après tout, puisque nous avions déjà réalisé un manuscrit pourquoi ne pas mettre celui-ci en valeur avec une illustration… ou plutôt une illustration en mouvement… autrement dit un film d’animation ! A ce stade de la création, nous avons donc convoqué des compétences relevant des Arts Plastiques :       « – Réaliser des productions plastiques pour raconter, témoigner.                                          - Articuler le texte et l’image à des fins d’illustration, de création. » extrait du B.O 2015

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Avec la complicité de Marielle Bernaudeau, La Fille de Corinthe, nous avons appris à créer du mouvement, à découvrir  la technique de l’animation image par imageNos échanges, après la classe nous ont permis d’ajuster, d’améliorer le projet en confrontant parfois l’imagination sans limite des enfants aux contraintes de la réalisation plastique et à la nécessité de faire des choix.

De par son expérience d’enseignante et de conseillère pédagogique, Marielle est très à l’écoute et propose une intervention de qualité car elle est pleinement consciente des apprentissages scolaires en jeu. Son professionnalisme et sa bienveillance ont grandement motivé les élèves. Enfin je dois avouer que bien qu’ayant confiance en la capacité d’analyse et de création de mes élèves, ceux-ci m’ont tout de même éblouie tant ils ont rivalisé, malgré leur jeune âge, d’ingéniosité, de concentration, de malice et d’épatante intelligence ! Je remercie vivement Marielle Bernaudeau et le cinéma LE TRIANON pour ce premier et inoubliable partenariat culturel.

Célia REY,                                                                                                                 Professeur des écoles (CP2)                                                                                               à Marcel Cachin, Romainville.

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« La Petite Casserole d’Anatole », Enfances au Cinéma

Un dispositif avec les salles de cinéma parisiennes

Un dispositif scolaire avec les salles de cinéma parisiennes

Une très belle année pour le dispositif Mon premier cinéma qui propose aux classes de maternelles parisiennes trois rendez-vous dans leur cinéma de quartier.                           En lien avec le dernier programme Petites Casseroles, cinq classes ont participé à l’atelier De l’album au film…

De l'album d' Isabelle Carrier... La classe de GS de Yaëlle Haziza

De l’album d’ Isabelle Carrier… La classe de GS de Yaëlle Haziza

... Au film d'Eric Montchaud

… Au film d’Eric Montchaud  La classe de MS/GS de Sophie Sibilleau

Découvrir comment animer une marionnette "image par image"

Comment animer une marionnette « image par image » ?                                        La classe de MS/GS de Sophie Faure

La classe de GS de Sophie Leduc

La classe de GS de Sophie Leduc

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La classe de MS de Marie Bouvaist

Et maintenant les séquences animées !

« Entre ombre et lumière » à la crèche Saint-Leu de Villetaneuse

couvL’association Cinémas 93 enrichit sa réflexion sur l’éveil culturel des tout-petits en proposant un parcours expérimental de cinéma en crèche. L’équipe de la crèche départementale Saint Leu de Villetaneuse s’est associée à ce projet, la crèche ne bénéficiant pas d’un cinéma de proximité. La formation est au centre du parcours. La première séance était consacrée à l’histoire des images qui bougent : des premières ombres corporelles à la projection du premier dessin animé Pauvre Pierrot d’Emile Reynaud le 28 octobre 1892 au musée Grévin.

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Marionnettes en ombre chinoise, lanterne magique, jouets optiques…

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Représentation d’Emile Reynaud manipulant son théâtre optique

Ces pratiques anciennes sont régies par le même principe que le cinéma : des images sont projetées sur une toile ou sur un mur blanc à l’aide d’une source lumineuse. Elles sont aussi un excellent moyen pour préparer les enfants à la découverte de la salle de cinéma, apprivoiser l’obscurité et s’immerger par l’imagination dans les images projetées.

La deuxième séance était consacrée quant à elle à la réalisation pratique d’un mini-spectacle en ombres chinoises. Unanimement, l’équipe a choisi de mettre en scène la célèbre chanson Dans sa maison un grand cerf.

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Chercher la meilleure façon de représenter son personnage… De face ? De profil ?

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Dessiner la forme définitive sur un Canson noir.

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Découper la silhouette.

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Fixer un bâtonnet.

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Le matériel est prêt.

Un choeur de chanteurs enthousiastes, un bruiteur (toc, toc) et des manipulateurs sont prêts pour les premiers essais…

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Se serrer la main tout en maintenant la fenêtre et les personnages est un exercice de haut vol !

Ce spectacle est un work in progress, l’équipe souhaitant le présenter aux enfants et aux parents lors de la restitution finale du parcours le vendredi 16 juin. Une belle histoire à suivre !

Il était une fois… les contes au cinéma

transformation« […] pareilles à des semences emportées par le vent, elles s’envolent à travers les générations, propageant de nouvelles histoires et dispensant à de nombreux peuples la nourriture spirituelle. […] Chaque nouveau poète y ajoute quelque chose de sa propre imagination, et d’être ainsi alimentées elles se remettent à vivre. Leur faculté germinative est éternellement vivace, attendant seulement un contact pour s’éveiller. »                        Heinrich Zimmer, Le roi et le Cadavre, cité par Bruno de la Salle dans Le conteur amoureux

Journée d’Education à l’Image avec CINESSONNE                                                       Ciné 220 à Brétigny sur Orge                                                                                       Mardi 28 mars 2017                                                                                                 Documents à télécharger : dérouléinscriptionressources

Il était … des Cendrillon animées…




« La ronde des couleurs » au Sélect d’Antony

couvC’est toujours avec plaisir que je retrouve l’équipe du Sélect d’Antony. Stéphanie Chayla, responsable jeune public, m’a proposé d’accompagner le tout nouveau programme de Little KMBO, « La ronde des couleurs ». Les six courts métrages qui le composent sollicitent les sens des jeunes spectateurs avec des histoires tendres et énigmatiques. 1Les enfants ont d’abord testé leur mémoire auditive des bandes sons. A chaque extrait son court métrage d’origine !

3Nous avons ensuite réalisé une fresque collective en dessinant au rythme de deux musiques mystérieuses…

4… que nous avons ensuite découvertes avec les images !

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« Boogie Doodle » de Norman McLaren, 1941