« A bonne école » AFCA / RECA

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L’AFCA a concocté avec la complicité du Réseau des Ecoles françaises de Cinéma d’Animation (RECA) un programme de huit courts métrages qui met à l’honneur le travail des étudiants. Huit films de fin d’études réalisés entre 2010 et 2014 qui brillent par leur diversité tant au niveau des genres et des techniques que des styles explorés.                 Les talents individuels et le travail collectif sont la richesse de ce programme à découvrir sans tarder ! Petits florilèges d’images et de vidéos pour découvrir les réalisateurs de demain…

"Rhapsodie pour un pot au feu" / Gobelins

« Rhapsodie pour un pot au feu » / Gobelins       Making of

Meet the myth / ArtFX

« Meet the myth » / ArtFX       Making of

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« Luz » / Ecole Pivaut, d’autres images

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« Les pieds verts » / La poudrière      scénario


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« La sole, entre l’eau et le sable » / ENSAD


La fine équipe de "Foward, March !" / ESMA

La fine équipe de « Foward, March ! » / ESMA

"Plato" / ENSAD

, EMCA »Plato » / ENSAD


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« Franck Krabi » / EMCA


Balade italienne autour d’Adam et Eve…

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Détail de l’oeuvre sculptée de Filipo Calendario, Palais Ducal de Venise

Parmi toutes les oeuvres admirées en Italie, il en est une qui est ancrée en moi depuis plusieurs années, Adam et Eve chassés du Paradis de Masaccio. Sa profonde humanité la rend intemporelle et me touche au delà des siècles. Que voit-on exactement sur cette fresque ?

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« Adam et Eve chassés du Paradis terrestre » de Massacio, la chapelle Brancacci, 1424-1428, Florence

La composition est simple, le premier couple de la Genèse est surmonté par l’ange Gabriel, Adam et Eve viennent de franchir un portique blanc et marchent sur un sol aride. La scène représente l’expulsion du paradis terrestre. L’archange vêtu de rouge porte une épée d’une main et désigne de l’autre la direction opposée au portique, l’expulsion se fait manu militari. Un faisceau de traits sort du portique, il rappelle l’origine divine de la sentence et le rôle d’intermédiaire de l’ange Gabriel. Si la lumière divine n’atteint plus le couple, il est toutefois enveloppé d’une belle lumière qui provoque des ombres portées derrière lui. On ne voit pas l’origine de cette lumière, on peut imaginer qu’elle provient du monde réel qui va accueillir les deux fugitifs. Adam et Eve sont en mouvement, s’ils marchent d’un même pas, leurs gestuels diffèrent. Adam a la tête baissée, il se cache les yeux, il ne veut pas voir. Eve, quant à elle, lève son visage, un cri semble sortir de ses lèvres entrouvertes. De ses mains elle cache son sexe et ses seins, elle ne veut pas être vue. La question du corps féminin tentateur n’est pas loin !

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Détail, « Adam et Eve chassés du Paradis terrestre » de Masaccio, la chapelle Brancacci, 1424-1428, Florence

Ils viennent de vivre un épisode tragique, leur détresse est réelle toutefois elle ne les terrasse pas. Malgré leur accablement, ils sont en marche vers une vie nouvelle que l’on peut espérer riche de désirs et de savoirs. Cette fresque appartient à un cycle qui illustre la vie de saint Pierre exécuté pour la décoration de la chapelle Brancacci (Eglise de Santa Maria del Carmine à Florence) par trois artistes majeurs, Masaccio mais aussi Masolino et Filippino Lippi. Il est intéressant de comparer la fresque de Masaccio à celle de Masolino qui représente, quant à elle, l’épisode précédant l’expulsion, La tentation d’Adam et Eve.

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« La tentation d’Adam et Eve » de Masolino, la chapelle Brancacci, 1424-1428, Florence

Les corps nus et les visages d’Adam et Eve sont ici idéalisés, ils ressemblent plus à des êtres fictifs qu’à des êtres réels. Leurs regards et leurs gestes sont inexpressifs, ils ignorent notamment le serpent au dessus d’eux. Le paradis terrestre remettrait-il en question la présence au monde réel et à la vie ?

On retrouve cette scène dans le groupe sculpté à l’angle du Palais ducal de Venise. Cette oeuvre plus ancienne a été réalisée par Filipo Calendario (1315-1355). Le jeu des comparaison est toujours riche d’enseignements et peut se poursuivre à l’infini.

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On trouve les mêmes éléments dans les deux oeuvres : l’arbre de la connaissance du bien et du mal représenté par un figuier, un serpent à tête humaine et le célèbre couple. Si dans l’oeuvre de Masolino, l’arbre est à la gauche d’Adam et Eve, dans l’oeuvre sculptée il les sépare, son feuillage recouvrant leur sexe. Dans la représentation de Calendario, le serpent s’adresse exclusivement à Eve qui porte dans sa main un fruit de l’arbre. De son autre main, elle désigne clairement son compagnon, voulant l’associer à la faute qu’elle s’apprête à réaliser. Lui répond au geste d’Eve par un autre geste déclinant toute responsabilité. Sentiment irrésistible et amusant d’être face à un dialogue gestuel que nos amis italiens pratiquent avec bonheur !

Aux galeries dell’Académia de Venise, on peut voir un tableau de Tintoret sur ce même motif.

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Adam et Eve du Tintoret, 1551, Galerie dell’Académia, Venise

Adam et Eve se font face au premier plan de la toile, ils sont assis chacun sur un petit muret de pierre. Les obliques des corps s’inscrivent dans l’oblique opposée du paysage vu en perpective. Eve prend appui sur l’arbre et tend à Adam le fruit défendu représenté ici par une pomme. La lumière met en valeur le corps laiteux d’Eve. Son geste et son expression sont calmes, ils contrastent avec le mouvement de recul d’Adam. La lumière souligne la torsion de son corps que l’on voit de dos. Le serpent n’est visible que par sa gueule qui porte une autre pomme. Cette scène occupe les trois quarts de la toile. Une autre scène figure à l’arrière-plan, sa petite dimension pourrait la rendre inaperçue.

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Détail, Adam et Eve du Tintoret, 1551, Galerie dell’Académia, Venise

Un homme et une femme nus sont poursuivis par un ange auréolé de lumière. On retrouve dans ce détail la conséquence à l’action représentée au premier plan, Adam et Eve sont chassés du paradis terrestre pour avoir goûter le fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Une vision qui résonne avec celle de Masaccio.

D’autres oeuvres recueillies lors de notre séjour en Toscane et à Venise… une collection qui ne demande qu’à s’agrandir !

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Georges Rousse au Festival du regard

couvUn lieu exceptionnel, le Manège Royal de Saint-Germain-en-Laye, accueille, le temps du Festival du regard, 12 images au format imposant de l’artiste Georges Rousse. Nous sommes envahis par un sentiment de beauté et de plénitude ; est-ce l’espace qui magnifie les oeuvres ou est-ce le lieu qui est magnifié par elles ? Depuis les années 80, Georges Rousse développe une pratique artistique singulière, il crée des anamorphoses dans des lieux désaffectés. Il rend compte de son intervention uniquement par la photographie, les lieux n’étant pas accessibles au public. Seul le point de vue photographique réunit les formes éclatées et dispersées dans l’espace investi. Deux anamorphoses récentes réalisées grâce à la technique du collage complètent cette rétrospective des premières oeuvres picturales.

Bercy 1985

Bercy, 1985                                                                              

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Argentan, 1997

Abbaye-de-Fontevraud, 1985

Abbaye-de-Fontevraud, 1985

Anglards, 2016

Anglards, 2016

Un film passionnant pour découvrir le processus de création des installations de Georges Rousse réalisé lors de son intervention dans la base sous-marine de Bordeaux en 2014.


Michèle Lemieux, Le tout et la partie…

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Ecran Dowd ou Petit écran conçu et fabriqué par Alexandre Alexeïeff et Claire Parker en 1937

Michèle Lemieux est l’une des rares artistes à maîtriser cet instrument incroyable qu’est l’écran d’épingles. Auteur reconnue d’albums pour enfants et professeur de dessin et d’illustration à l’école de design de l’université du Québec, elle entre dans le monde du cinéma d’animation lorsque l’ONF lui propose d’adapter son livre, Une nuit d’orage. Ce très bel album alterne des phrases percutantes et des dessins en noir et blanc. Chaque double page traduit les interrogations d’une petite fille sur le sens de la vie…

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Imagine si on pouvait changer de corps… Extrait d' »Une nuit d’orage », 400 coups, 2013 (première édition 1996)

En 2003, elle réalise son premier court métrage. Le mouvement, la couleur et le son s’invitent dans sa ballade philosophique et poétique. Elle rencontre alors le cinéaste Jacques Drouin qui l’initie à l’écran d’épingles. En 2012, elle sort son deuxième court métrage réalisé avec cette technique d’orfèvre, Le grand ailleurs et le petit ici.

L’exposition qui lui est consacrée au Centre culturel canadien est remarquable. Orchestrée par la photographe Angela Grauerholz, elle se déploie sur deux espaces. Le rez-de-chaussée présente sa méthode de travail : les lectures qui l’accompagnent, son métier d’enseignante et surtout des centaines de dessins et de notes.

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Mais aussi Bachelard, Jung, Borges, Calvino, Kentridge…

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Vidéo sur un cours de dessin à l’UQAM de Montréal

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Hommage à d’autres artistes : illustrateur, musicien, cinéaste

Une sélection de 100 doubles pages extraites des carnets d'esquisses

Une sélection de 100 doubles pages extraites de ses carnets d’esquisses

Dialogue entre la commissaire et l'artiste, deux collègues, deux amies...

Dialogue entre la commissaire et l’artiste : deux collègues, deux amies…

Les salles de l’étage, plongées dans l’obscurité, sont dédiées à son travail sur l’écran d’épingles, elles mettent en valeur le dialogue qu’elle entretient avec cet instrument ancien. L’usage d’une nouvelle et d’une ancienne technologie lui permet de rendre sensible des thèmes universels et intemporels.

Vidéo montrant l'alliance entre l'écran d'épingles et l'informatique.

Vidéo montrant l’alliance entre l’écran d’épingles et l’informatique.



« Les mystérieuses retrouvailles » avec deux classes de CM2 de Gennevilliers…

couvTout commence par le désir de deux enseignantes de travailler sur les contes détournés. Les élèves lisent, lisent… Et si à leur tour, ils inventaient une histoire originale… Et si cette histoire devenait le scénario d’un film d’animation… Et si tous ensemble, ils réalisaient ce film… Une bonne fée, conseillère pédagogique, se penche alors sur ce projet et l’aide à se concrétiser. Un dossier PEAC (Projet d’Education Artistique et Culturelle) est déposé et les partenaires sont recherchés…

Je suis contactée pour apporter un accompagnement technique et artistique lors d’interventions ponctuelles…

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Première rencontre – première question : pour vous, c’est quoi le cinéma d’animation ?

Réalisation d'une mini-séquence animée pour comprendre la technique "image par image"

Réalisation d’une mini-séquence animée pour comprendre la technique « image par image »

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Deuxième rencontre – un petit détour historique avec le pionnier Emile Reynaud pour comprendre l’interaction entre les personnages et les décors.

Premiers croquis, premières propositions...

Premiers croquis, premières propositions…

Les personnages sont créés, entre dessin et détournement d'habits de poupée...

Les personnages sont créés, entre dessin et détournement d’habits de poupée…

Troisième rencontre.  Les premières scènes sont tournées...

Troisième rencontre – Les premières scènes sont tournées…

Barbe Bleue devenu Boubarde prend vie...

Barbe Bleue devenu Boubarde prend vie…

Quatrième rencontre. Les élèves sont de plus en plus autonomes.  Scène après scène, le film se construit.

Quatrième rencontre – Les élèves sont de plus en plus autonomes. Scène après scène, le film se construit.

Héroïnes de contes de fée ou Rock Star ?

Héroïnes de contes de fée ou Rock Star ?

Cinquième rencontre : l'enregistrement des voix

Cinquième rencontre – l’enregistrement des voix

Des acteurs se révèlent.

Des acteurs se révèlent.

Les élèves et leurs enseignantes ont fait vivre au quotidien ce projet jusqu’à la présentation du film au cinéma de la ville : leur fierté n’avait d’égal que leur investissement.                                                                         BRAVO !

Toute l'équipe au grand complet au cinéma Jean Vigo de Genneviliers. 11-06-16

Toute l’équipe au grand complet au cinéma Jean Vigo de Genneviliers. 11-06-16


Le festival de Cannes s’invite en classe !

tortue339 films sont sortis sur les écrans français depuis le mois de janvier 2016. Face à cette proposition abondante, quelles sont les stratégies utilisées par les spectateurs pour choisir les films qu’ils iront découvrir en salle ? Nous avons proposé aux enfants d’une classe de CM1 de réagir devant les trois affiches et les trois bandes-annonces des films d’animation sélectionnés cette année au festival de Cannes.

filmsLes enfants ont choisi majoritairement de s’exprimer sur « La tortue rouge » de Michaël Dudok de Wit. Petite sélection de leurs textes :

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« Au bout de trente secondes, je savais que j’allais adorer ce film ! L’histoire, la musique et les dessins me semblent PARFAITS ! Un film magnifique à voir absolument. »                                                                                                                                          Antonin, 10 ans

 » C’est « La tortue rouge » que j’ai envie d’aller voir ! Car… j’ai vu beaucoup de tortue mais jamais de rouge ! La bande annonce me rappelle aussi une super BD qui parle d’un naufrage, Paola Crusoé. Enfin, je suis vraiment intriguée par la femme qui sort de l’eau. Pas vous ?                                                                                               Camille, 9 ans

paola« Je choisis « La tortue rouge ». La bande annonce montre vraiment qu’il y a une histoire profonde. Les deux autres bandes annonces ne montrent que le début du film… J’ai envie d’aller voir ce film car je crois que le couple a eu un enfant qu’ils ont perdu. J’aimerais bien savoir s’ils vont le retrouver… »                                    Sienna, 10 ans

« Je préfère « La tortue rouge » car j’aime bien les histoires de survie dans la nature. L’homme doit se débrouiller tout seul sur une île déserte. Il rencontre une femme et ils ont un enfant. Ce que je préfère par dessus tout c’est le côté dévastateur de la nature. J’imagine qu’il y a une petite vague qui devient énorme et qui détruit la forêt tropicale. »  Raphaël, 9 ans

« J’aimerais bien voir « La tortue rouge ». C’est un film de naufragé, un homme s’est échoué sur une île, le radeau qu’il construit est cassé, il affronte un tsunami. On a l’impression qu’il rencontre une femme qui va changer sa vie car avec elle, on dirait qu’il peut nager sans reprendre sa respiration. Ce film a l’air émouvant, il y a aussi de l’aventure, un peu d’action et il parle de la nature. Il y a aussi un grand mystère, la tortue rouge …       Armand, 9 ans

« J’ai envie d’aller voir « La tortue rouge » car je suis curieux de voir un humain s’échouer sur une île déserte et vivre sans technologie en symbiose avec la nature. Ce film fait penser à Robinson Crusoé. Les dessins sont beaux et expressifs. »                         Marius, 9 ans

« Le film que je veux voir est « La tortue rouge ». On dirait qu’il raconte une grande aventure émouvante avec une inondation. Il y a aussi de la joie car le naufragé trouve une femme et ils font un enfant. J’ai envie aussi de le voir car j’adore les animaux et une tortue rouge, on en voit pas tous les jours ! Je trouve aussi qu’il ressemble à Robinson Crusoé. »         Louka, 9 ans

« J’ai envie de voir « La tortue rouge » car j’aime les jeux et les films de survie. Il me fait penser à Robinson Crusoé. Au début le héros est seul, il n’arrive pas à quitter l’île puis il rencontre une femme et il crée une famille. Il va vivre des aventures, un tsunami ? J’ai aimé la bande annonce. »                                                Gabriel, 9 ans

« La tortue rouge » raconte l’histoire d’un garçon rescapé d’un bateau à cause d’une tempête. Il arrive sur une île et son seul espoir est de pouvoir rentrer chez lui ! Un jour, il fait la connaissance d’une tortue rouge et petit à petit il s’attache à elle, il rencontre aussi des gens… L’histoire semble émouvante, très belle et reposante. Je la conseille !  »           Juliette, 10 ans

« Parmi les trois films, c’est « La tortue rouge » qui me tente le plus car les dessins sont magnifiques. Il me semble qu’il y a plusieurs histoires, une histoire de tortue et une histoire d’amour et qu’elles vont toutes bien se terminer. J’adore les histoires comme ça ! » Eugénie, 10 ans

tortue2« Ma vie de courgette » tente aussi beaucoup d’enfants …

« J’aimerais bien aller voir « Ma vie de courgette » car le film a l’air drôle et il est fait avec des figurines. J’aimerais savoir pourquoi le petit garçon s’appelle Courgette. Son voisin de classe n’a pas l’air très gentil. Je vais rarement voir ce genre de film. »            Anaë, 9 ans

« J’ai préféré « Ma vie de courgette », j’aime l’histoire. Le héros arrive dans une nouvelle classe, on se moque de lui. On aimerait savoir comment il va arriver à supporter ces critiques méchantes. Cette histoire peut nous arriver, on se met vraiment dans la peau du personnage. Les personnages sont bien faits, les décors sont très enfantins… »        Ambre, 9 ans

« J’ai très envie d’aller voir « Ma vie de courgette » car j’aime bien le graphisme. J’aime bien aussi l’histoire, que les élèves ne soient pas très gentils avec Courgette. On a l’impression qu’il y a aussi un peu d’aventure. »                                    Evan, 9 ans

« Mon film préféré est « Ma vie de courgette », il raconte l’arrivée d’un nouvel élève dans une classe. Les autres enfants ne font pas d’effort, ils se moquent de lui. Ça n’est pas drôle pour Courgette. L’histoire ressemble à la vie réelle mais en même temps les personnages sont faits en pâte à modeler. Vous y croyez, vous ? »                Andréa, 9 ans
« J’aimerais aller voir « Ma vie de courgette » car cela peut être intéressant de voir comment un enfant qui n’a pas d’amis au début va se débrouiller. Les personnages sont plutôt bien faits et j’ai l’impression que chacun des élèves a un caractère différent… »        Julia 8 ans
« Ce film me donne envie, je veux savoir si les élèves continuent à se moquer de lui ou s’ils deviennent amis. Est-ce qu’ils le traitent  encore de patate ? »                         Michal 
jeune fille« Parmi les trois films, je voudrais aller voir « La jeune fille sans mains »  car je voudrais savoir comment elle fait dans sa vie quotidienne. Comment elle s’habille ? Comment elle mange ? Se fait-elle des amies ? Les gens la regardent-ils bizarrement ? Peut-elle vivre normalement malgré son handicap ?                             Céline, 9 ans

Atelier « Enfances au cinéma » : initiation à la critique de cinéma

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Photogramme de la bande annonce « Les quatre cents coups » de François Truffaut, 1959

Pendant la première séance, les élèves ont découvert les outils promotionnels (affiches et bandes annonces) qui accompagnent chaque mercredi les nouvelles sorties de films. Ils ont lu et entendu des exemples de critiques et réfléchi sur leurs impacts auprès des spectateurs. Enfin, une mini-enquête a dévoilé leur stratégie pour choisir les films qu’ils ont envie de voir …

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Après avoir vu Wadjda d’Haifaa Al-Mansour avec leur classe dans le cinéma de leur quartier, certains enfants ont essayé de mettre des mots sur leurs impressions dans l’objectif de les partager sur ce blog. Etre capable de développer une argumentation est un exercice exigeant qui s’apprend par la pratique. Voici une sélection de textes écrits par des élèves de CM1-CM2.

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  » Ce qui m’a plu, c’est que Wadjda dépasse les limites et j’ai bien aimé aussi son amitié avec Abdallah. Par contre, j’ai trouvé qu’il y avait des moments longs et ennuyeux. »                                                                                                                        Elizabeth , 10 ans

« Wadjda est un film très intéressant, les personnages sont très attachants et originaux. L’histoire capte l’attention dès le début. Je trouve que le film était un peu trop religieux. »                                                                                                                   Laëtitia, 10 ans

« Le sujet du film, le vélo, n’est pas très original et je trouve que l’histoire n’est pas très intéressante. Je me suis par contre attachée aux acteurs et il y a quand même des moments où j’ai bien rigolé et d’autres où j’ai été très émue. »            Aleksandra, 10 ans

« Le film Wadjda est un film formidable. Certaines scènes sont amusantes et surprenantes. Mais j’ai été déçue par la fin. »                                             Dana, 10 ans

« Je n’ai pas beaucoup aimé le film. J’ai détesté quand son copain lui a volé son sandwich, je trouve qu’il fait trop son «malin». Il vient d’une famille riche et je n’aime pas ça. Je n’ai pas aimé non plus la directrice d’école, elle a coupé le trafic de Wadjda et elle n’a pas voulu lui donner l’argent du concours. »                                                         Pierre

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« Je n’ai pas trop aimé ce film. Les personnes ne sont pas attachantes. Je trouve qu’Abdallah est trop fier de lui car il est riche. Le film représente bien les saoudiens. Ce film a fait avancer les choses en Arabie Saoudite, les filles peuvent maintenant faire du vélo dans les squares. »                                                                                                   Jules

« Personnellement, je n’ai ni aimé ni détesté ce film. Ce n’est pas qu’il m’a déçu ou ennuyé, c’est juste que moi, je ne voudrai pas le revoir. Je vais vous expliquer pourquoi. Premièrement, je n’aime pas vraiment l’histoire, certes, Wadjda est un peu … rejetée  ! Ça me plaît mais après je trouve qu’elle devient un peu égoïste. D’accord, elle fait ça parce qu’elle est «déterminée» mais bon, bref ! Deuxièmement, je n’ai pas vraiment compris la fin, elle se retrouve seule avec sa mère et troisièmement elle réussit à avoir son vélo. OK, comme si on ne s’y attendait pas ! J’en ai vraiment marre des histoires dans lesquelles on arrive toujours à avoir ce que l’on veut. Comme les histoires d’amour où c’est toujours réciproque. Les histoires d’amitié aussi m’énervent. Les histoires qui finissent mal ou qui sont tristes ont disparu du cinéma. Enfin, c’est ce que moi je trouve ! Je m’adresse au cinéma, refaites des histoires tristes ! MERCI ! »                                            Louna, 11 ans

« Je n’ai pas trop aimé le film parce que je savais que ça allait se terminer comme ça et en plus j’ai trouvé que ça n’était pas assez original. »                                         Victoire, 9 ans

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« J’ai bien aimé le film car il m’a appris que les filles n’ont pas le droit de faire du vélo en Arabie Saoudite. Je pense que le personnage principal est crédible parce qu’elle a tout fait pour avoir son vélo. Certaines scènes étaient drôles et surprenantes Par exemple la fin quand elle fait une course avec son ami et qu’elle gagne. J’ai découvert quelque chose que je ne connaissais pas. Je conseille ce film à un ami. »                    Mathieu, 11 ans

« J’ai bien aimé le film. J’ai été étonnée par la volonté de Wadjda pour avoir un vélo. Par exemple, quand elle fait des bracelets aux couleurs des équipes de foot. Il y a des scènes qui sont tristes, d’autres sont joyeuses. »                                                                Marie

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« Le film Wadjda a beaucoup d’actions. Le vendeur de vélo parle arabe. Wadjda vend des bracelets à l’école. Elle porte le voile. C’est la première fille qui fait du vélo. Il y a beaucoup d’émotions. A la fin, elle a eu son vélo. »                                                  Mamadou, 10 ans

« Ce film a beaucoup capté mon attention. Il aborde un sujet vraiment très original pour moi. Pourquoi critiquer le film négativement avant même de l’avoir vu ? Moi, dès que j’ai vu l’affiche, ça m’a beaucoup intéressé. Dès que j’ai vu le film Wadjda, j’ai adoré, pourquoi ? Quand elle a une idée en tête, elle se lance un défi. Pour moi, les personnages sont un peu crédibles et attachants mais ils sont très complexes. Certaines scènes sont très surprenantes, d’autres me font rire, elles ne sont pas du tout sans intérêt. La fin est un peu ouverte et surprenante mais pas du tout décevante pour moi. Je conseillerai ce film à mes amis. J’aimerais beaucoup le revoir. Ce film illustre bien un pays, l’Arabie Saoudite. En plus j’ai découvert quelque chose que je ne connaissais pas. »                                       Abi

« Ce que j’ai préféré c’est quand Wadjda et ses copines ont fait le concours, par contre, ce qui est un peu triste c’est quand son père a rompu avec sa femme. »                                                                                                                                                         Dieuferson

 » On dirait que l’actrice est la vraie mère de Wadjda … Je n’ai pas aimé que son père se marie avec une autre femme pour avoir un garçon. »                                   Salma, 10 ans

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« Ce film est extraordinaire et magnifique. Il parle d’un pays, l’Arabie Saoudite, où les filles n’ont pas le droit de tout faire, par exemple, enlever leur abaya devant des hommes qui ne sont pas de leur famille. Wadjda m’a beaucoup touchée, elle n’a pas le droit de faire du vélo mais à la fin, elle l’aura son vélo ! J’ai bien aimé aussi quand la directrice a vu les filles faire des tatouages. Wadjda a menti. Elle a fait un concours coranique pour avoir un vélo. J’ai envie de revoir ce film ! »                                                                       Mariama, 9 ans

« Ce film parle d’un pays islamique. J’ai découvert quelque chose que je ne connaissais pas. Les personnages sont crédibles. Wadjda est une personne qui ne lâche pas l’idée qu’elle a en tête. Par contre je n’aime pas trop qu’elle ne pense qu’à son vélo et je déteste quand elle fait semblant de pleurer. Abdallah est trop prétentieux avec son vélo. Le père de Wadjda est le pire père que j’ai jamais connu. Je déteste les films sous-titrés. C’est pour ça que je n’ai pas trop aimé. »                                                              Mohamed, 10 ans

« Je parle de ce film presque tout le temps donc je conseille à mes copains d’aller le voir. »                                                                                                                      Yacine, 10 ans

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Enfances au cinéma : Le petit monde de Léo

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Le petit monde de Léo ouvre la programmation 2015 – 2016  de Mon premier cinéma. Une formidable occasion de découvrir le travail de deux grands créateurs, le célèbre auteur-illustrateur Leo Lionni et le cinéaste Giulo Gianini…

Quelles sont les ressemblances et les différences entre l’histoire de l’album et l’histoire du film ?

La classe de PS-GS d'Agathe  Cymer

La classe de PS-GS d’Agathe Cymer

Lire des photogrammes pour mieux comprendre l’histoire…

La classe de MS de Maya Forbin et les élèves de Camille

La classe de MS de Maya Forbin et les élèves de Camille

Chaque enfant donne des couleurs à son petit mulot.

La classe de MS-GS de Maryse Masse-Gay

La classe de MS-GS de Maryse Masse-Gay

Et maintenant, place à l’animation ! Bouger petit à petit les mulots…

La classe de PS de Florence Salvador

La classe de PS de Florence Salvador

… Et être très attentif pour prendre les photos au signal de son copain-animateur.

La classe de Suzy Lampreia

La classe de MS de Suzy Lampreia

Et maintenant voici nos séquences animées !

Musique : http://www.musicscreen.be/, Travelling sous licence creative commons