Catherine Fons, libraire

IMG_4791Lieu de perdition pour ma carte bleue, les librairies exercent sur moi un pouvoir d’attraction irrépressible. J’aime l’objet livre ! J’aime admirer les vitrines accrocheuses, j’aime flâner dans les rayons, j’aime lire les résumés des quatrièmes de couverture, j’aime confronter mes choix avec les avis des libraires… Alors quand la librairie est tenue par une amie, les visites sont doublement agréables. Depuis presque deux ans, Catherine et Sarah animent avec passion la librairie Les Petits mots à Meudon. Juste entre l’effervescence de la rentrée littéraire et la folie des fêtes de fin d’année, un petit moment de calme pour parler d’un métier entre rêve et réalité.

Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je suis aujourd’hui libraire. C’est une profession que j’exerce depuis deux ans, j’ai repris la librairie du centre-ville de Meudon début janvier 2013 .

Qu’est-ce qui a été le plus formateur pour toi dans ton enfance ?

Le sport ! J’ai fait beaucoup de handball et de tennis. J’aime la performance, me dépasser, obtenir des résultats. Le sport m’offrait un contexte réjouissant pour progresser que n’avait pas l’école. Mon père exerçait une grosse pression sur mes résultats scolaires.

Une image qui t’accompagne…

Les illustrations d’Apoutsiak de Paul-Emile Victor. Je me cachais dans un placard pour le lire. J’avais besoin d’être seule, comme dans une bulle protectrice.

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Apoutsiak de Paul-Emile Victor, Flammarion, 1948

Je me revois encore quand j’ai réussi à lire mon premier livre toute seule. C’était Oui Oui au cirque d’Enid Blyton. J’étais à l’arrière de la voiture de mon père, nous allions chez le médecin.

Oui, oui  dessiné par Harmsen Van Der Beek

Oui, oui dessiné par Harmsen Van Der Beek

Les images de plaisir de mon enfance sont liées au sport ou à la lecture.

Tes études et tes premiers emplois ne te destinaient pas forcément à devenir libraire, peux-tu nous parler des grandes étapes qui ont ponctué ton parcours professionnel ?

J’ai fait des études de commerce et j’ai travaillé une vingtaine d’années dans une grosse entreprise américaine spécialisée dans le chocolat et le café. Je m’occupais du marketing, de la vente, des achats…Il est arrivé un moment où je n’étais plus satisfaite, ni de ce que je faisais, ni de l’entreprise dans laquelle je travaillais…

Devenir libraire ça représentait quoi pour toi ?

La concrétisation d’un rêve qui s’est avéré être très éloigné de la réalité ! Je me voyais lire toute la journée, découvrir de nouveaux auteurs…  J’avais besoin d’un changement professionnel, j’ai hésité entre des métiers liés aux livres ou des métiers en relation avec le sport, mes deux passions !  J’ai commencé une formation de libraire et j’ai fais plusieurs stages dans des librairies avant de me décider.

Tu es une grosse lectrice ?

Oui, je lis beaucoup. La lecture a été très importante dans mon enfance et mon adolescence. Puis entre 20 et 30 ans, lorsque j’ai eu mes enfants, j’ai fait une pause, je n’avais plus le temps. Je me souviens du livre qui a fait redémarrer ma vie de lectrice, c’est Les piliers de la terre de Ken Follett. Un des livres qui m’a beaucoup marqué est Le coeur cousu de Carole Martinez. C’est un livre qui m’a vraiment parlé !

Le coeur cousu de Carole Martinez, Gallimard, 2007

Le coeur cousu de Carole Martinez, Gallimard, 2007

Plus généralement, face à la production pléthorique, comment réalises-tu le choix des livres que tu proposes dans ta librairie ?

C’est un véritable cauchemar ! Je me dois d’être réaliste. Ce que j’aimerais garder dans mon fond n’est pas toujours en adéquation avec ce que mes clients recherchent : la nouveauté, les livres dont on parle ! J’ai un tout petit fond, de l’ordre de 10% de mon stock. Tous les mois, je reçois les catalogues d’offices et de nouveautés des éditeurs. Des représentants peuvent nous accompagner mais il est vraiment difficile de choisir. Une thématique peut nous accrocher, il y a aussi les auteurs que l’on connaît. Il faut réagir très rapidement. Les prix littéraires sont très prescripteurs, l’émission La grande librairie aussi.

Jan Van Eych, 1436

Jan Van Eych, 1436

Tu as aussi mis en place un site de commande en ligne, est-ce un complément indispensable à la vente directe ?

Indispensable ? Non, mais très utile ! C’est une seconde vitrine. J’annonce les évènements, les dédicaces qui vont avoir lieu. C’est aussi un outil pour les professionnels, les documentalistes des établissements scolaires font leur commande via le site. J’aimerais qu’il soit plus à jour mais je cours continuellement après le temps…

Justement, en quoi consiste ton travail au quotidien ? 

L’essentiel est l’accueil du client, répondre à sa demande le plus rapidement possible. Toutes nos autres tâches sont fractionnées par cette activité principale. La logistique est aussi fondamentale ; passer les commandes, recevoir les colis, gérer les factures et les litiges… Recevoir les représentants. Ranger les livres, les mettre en valeur, aménager la vitrine…

Lors du réaménagement de la librairie, tu as gardé le rayon papeterie… C’est un choix ou une nécessité ? 

A Meudon, il n’y a plus d’autres papeteries en dehors du rayon de Monoprix. Il y a plein d’articles qu’ils n’ont pas. J’ai donc une vraie demande. La papeterie est aussi en adéquation avec le profil de ma librairie qui est orienté vers le scolaire. La papeterie correspond à 15-20% de mon chiffre d’affaire mais elle offre une meilleure marge que les livres.

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Au bout de deux ans, ton bilan comptable est-il encourageant ?

Oui, j’ai gagné de l’argent dès ma première année. Mais l’économie d’une librairie reste fragile. Les frais fixes sont importants, nous avons un seuil incompressible : loyer, salaire de mon employée… Entre septembre et décembre, de la rentrée littéraire aux fêtes de Noël, je fais 60% de mon chiffre d’affaire.

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J’aimerais te faire réagir à cette page de Literary Life de Posy Simmonds… 

Extrait de la page 6 "Salauds" Literary Life de Posy Simmonds

Extrait de la page 6 « Salauds » Literary Life de Posy Simmonds

Quel est pour toi l’avenir du «petit libraire indépendant» ?

C’est la loi Lang sur le prix unique du livre qui permet aux petites librairies de continuer à exister face à la grande distribution. On est obligé d’évoluer, de vivre avec son temps… Créer un site, faire appel à un coursier pour satisfaire le plus rapidement possible les clients sont des moyens pour lutter contre l’hégémonie d’Amazon.

Les libraires font-ils de bons personnages littéraires ?

Oui ! La Jolie libraire dans la lumière de Frank Andriat.  A L’ombre du vent de Carlos Ruiz Zafon. Au bon roman de Laurence Cossé…

Au bon roman de Laurence Cossé, 2009

Au bon roman de Laurence Cossé, 2009

Filmmuseum Eye d’Amsterdam 2

Solid light films and others Works d' Anthony MCCall 28.9/30.11.2014

Solid light films and others Works d’ Anthony MCCall 28.9/30.11.2014

Depuis ma première visite au musée du cinéma d’Amsterdam, je n’avais qu’une envie.     Y retourner ! C’est l’artiste britannique, Anthony McCall, qui investit les salles du Filmmuseum Eye jusqu’à fin novembre. J’étais impatiente d’interagir avec les différentes installations et de jouer avec les faisceaux lumineux ! Si plaisir il y a eu, je suis toutefois restée sur ma faim !

"Face to face" (II) 2014

« Face to face » (II) 2014

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Il est dommage de présenter ses anciennes oeuvres Line describing a cone et Four Projected Movements avec les moyens numériques actuels. J’avais envie de voir, de toucher, de sentir l’évolution de son travail et là tout est lissé ! Je voulais aussi découvrir ses projections verticales… Aucune n’est proposée !

Heureusement pour adoucir ma frustration, notre visite a lieu pendant le festival d’animation d’Amsterdam, Klik ! Une occasion rêvée de découvrir des petites merveilles qui jouent à leur tour avec la lumière et qui réinvestissent l’écran. Voici mes coups de coeur …

Le superbe clip de Darcy Prendergast tourné pendant six mois dans des entrepots abandonnés autour de Melbourne. Plus de 10000 photos ont été nécessaires à sa réalisation.

Les ondes fascinent aussi l’artiste américain Daniel Sierra, qu’elles soient visuelles ou sonores, leur fusion crée un spectacle envoûtant…


… L’hypnotique court métrage du talentueux Malcon Sutherland. Des formes colorées apparaissent sur un fond noir, mûes par un mouvement répétitif elles vont inéluctablement retournées dans le néant…

Et pour finir, le magnifique spectacle du cinéaste allemand Max Hattler. Un voyage record dans l’infiniment grand et l’infiniment petit qui mérite amplement ce titre à rallonge !

« Ma première séance » au Magic cinéma de Bobigny

"La promenade d'un distrait" de Beatrice Alemagna, 2003

« La promenade d’un distrait » de Beatrice Alemagna, 2003

Le dispositif Ma première séance initiée au cinéma L’étoile de la Courneuve par l’association Cinémas 93 est proposé maintenant à l’ensemble du département. Une trentaine d’enseignants d’école maternelle se sont portés volontaires pour accompagner leur classe dans la découverte de trois programmations conçues spécifiquement pour le jeune public.

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Formation "Ma première séance", 5/11/14

Formation « Ma première séance », 5/11/14

Après mon intervention qui portait sur des pistes de travail transversales aux trois programmes, les enseignants ont participé à un atelier de light painting animé par la réalisatrice Marie Paccou.


Bibliographie ma première séance

« Les enfants d’abord ! » au Jeu de Paume 8

IMG_4377« Les enfants d’abord ! » fêtent leur troisième saison avec le photographe américain, Garry Winogrand. Les enfants observent, s’interrogent, échangent et expérimentent sur le thème « Mouvements dans la ville ».

Atelier du 25/10/14

Atelier du 25/10/14

Atelier du 25/10/14

Atelier du 25/10/14

Trois autres dates sont proposées, à vos agendas !

Atelier « cinéma d’animation » Maison Populaire de Montreuil

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Les premières séances de l’atelier ont été consacrées à la découverte des précurseurs du cinéma et aux jouets optiques du XIX ème siècle. Thaumatrope, phénakistiscope, zootrope, folioscope, praxinoscope sont des objets fabuleux à manipuler et à fabriquer…

Après les pantomines lumineuses d’Emile Reynaud, les instantanés d’Eadweard Muybridge et les vues des frères Lumière, nous nous sommes intéressés aux trucs de Georges Méliès. Son truc de substitution par arrêt de la caméra a un lien direct avec le cinéma « image par image », nous lui avons rendu hommage…



La réalisation de ce film est aussi l’occasion d’apprendre que le cinéma est un travail d’équipe, nous rendons hommage aux métiers de l’ombre…

Un comédien entouré de quatre accessoiristes.

Un comédien entouré de quatre accessoiristes.

La star et sa doublure !

Une star et sa doublure !

Et bien sûr un opérateur de prises de vue...

Un opérateur de prises de vue

Une costumière pour un échange de collants express

Une costumière pour un échange de collants express

12-15ANS.jdp au Jeu de Paume

IMG_0158Le Jeu de paume propose aux jeunes de 12 à 15 ans une nouvelle formule pour pratiquer les images. Le mouvement était à l’honneur dans la première édition …                                                    Du mouvement dans les images aux images en mouvement

Porter un regard attentif et éclairé sur les photographies de Garry Winogrand et les films de la vidéothèque éphémère, répondre à un défi photographique, fabriquer un flipbook, réaliser une séquence vidéo, enrichir une pratique personnelle, confronter ses idées … Deux après-midi bien occupés !

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Le jardin des Tuileries est un terrain d’expérience fabuleux.

Pauline présente l'exposition Garry Winogrand.

Pauline présente l’exposition Garry Winogrand.

Photographier la décomposition d'un geste...

Photographier la décomposition d’un geste…

... pour reconstituer le mouvement dans un flipbook.

… pour reconstituer le mouvement dans un flipbook.

Réaliser une séquence vidéo de A à Z... prise de vue, montage, partage.

Réaliser une séquence vidéo de A à Z… prise de vue, montage, partage.

La Petite Taupe au Sélect d’Antony

La petite taupe et le parapluie de Zdenek Miler, 1971

La petite taupe et le parapluie de Zdenek Miler, 1971  Sortie au cinéma dans Le carnaval de La Petite Taupe, 17 septembre 2014, Les films du préau

Cinq nouveaux épisodes inédits de La Petite Taupe sortent au cinéma. Une jolie occasion de faire découvrir cette héroïne malicieuse aux très jeunes spectateurs et d’offrir à leurs parents un moment de tendre nostalgie.

Au cinéma Le Sélect d’Antony, les enfants sont des spectateurs de choix. Après la séance de cinéma et un bon goûter, ils ont relevé le défi de faire bouger la petite taupe « sans les mains » !

Atelier " Anime ton doudou avec la Petite Taupe", 1/10/14

Atelier  » Anime ton doudou avec la Petite Taupe », 1/10/14

Atelier " Anime ton doudou avec la Petite Taupe", 1/10/14

Atelier  » Anime ton doudou avec la Petite Taupe », 1/10/14

Atelier " Anime ton doudou avec la Petite Taupe", 1/10/14

Atelier  » Anime ton doudou avec la Petite Taupe », 1/10/14


Musique : http://www.musicscreen.be,  Miki sous licence creative commons

Musique : http://www.musicscreen.be, Chaplin dance sous licence creative commons

Small Universe d’Erik Kessels, Arles 2014

Arles, septembre 2014

Arles, septembre 2014

Collectionneur et spécialiste de la photo amateur, Erik Kessel est un habitué des rencontres d’Arles. Cette année, ce n’est pas une installation sur la photographie vernaculaire qu’il présente mais les travaux de neuf artistes hollandais réunis sous son regard décalé …

 » Les hollandais font partie des gens les plus grands de la planète, et pourtant ils vivent dans l’un des plus petits pays du monde …  »            la suite

Présentation subjective de l’exploration de ce Petit univers.

La pièce consacrée à Hans Eijkelboom est au coeur de ce parcours. Ses toutes premières séries sont à l’honneur. Elles sont emblématiques de son travail. Hans Eijkelboom suit pour chacune d’elle un protocole dans lequel il se met en scène pour interroger son identité et ses relations aux autres.

Hans Eijkelboom, Identités, 1976

Hans Eijkelboom, Identity, 1976

Par exemple, pour la série Identity, il demande à dix anciennes connaissances les souvenirs qu’elles gardent de lui et quel pourrait être son métier actuel. Il se déguise en chacune des propositions et réalise un autoportrait en bucheron, en pilier de bar, en policier… Ses correspondants reçoivent ensuite une lettre avec ces mots : tu as complètement deviné, voici une photo de moi.

Hans Eijkelboom, tenue à 10 euros, 2005-2006

Hans Eijkelboom, 10-euro outfits, 2005-2006

La série 10-euros outfits date quant à elle des années 2000. Hans Eijkelboom se photographie dans la rue avec une nouvelle tenue dont le prix ne doit pas excéder 10 euros. Ces trente-deux nouveaux autoportraits participent aux récents travaux de Hans Eijkelboom qui interrogent les choix vestimentaires dans la construction de l’identité individuelle et collective.

Erik Fens reprend quant à lui le geste fondateur des premiers photographes ; photographier de son balcon. Ce lieu familier lui permet d’observer tout à loisir le reflet d’un arbre sur le capot des voitures garées à son pied. La fusion de l’arbre et de la voiture est à chaque cliché renouvelée. Erok Fens joue avec la qualité de la lumière, la couleur des carrosseries et le cadrage. La répétition est ici poétique… Ni tout à fait la même, ni tout à fait une autre.

Erik Fens, Tree car

Erik Fens, Tree car

Face à l’oeuvre de Hans de Vries, j’ai le sentiment de me trouver face à un objet non identifié. Quelques explications s’imposent… Cet artiste atypique est actif dans les années 70. Il porte une attention accrue à certains éléments de sa vie quotidienne. Il possède avec son épouse un magnifique géranium. Généreux, ils décident de faire des boutures pour partager avec leur proche le plaisir que leur apporte cette plante.

Hans de Vries, the history of the lemon geranium

Hans de Vries, the history of the lemon geranium

Hans de Vries, the history of the lemon geranium

Hans de Vries, the history of the lemon geranium

La plante devient un vrai personnage, Hans de Vries s’informe régulièrement de l’évolution des boutures. Ses notes manuscrites et ses photos constituent le journal de bord de cette étrange lignée. Il élabore peu à peu un réseau qui n’a rien de virtuel.

Jos Houweling et Hans Van Der Meer établissent tous les deux une typologie photographique de l’espace urbain. La confrontation de leur travaux est intéressante. Jos Houweling réalise ses prises de vue dans la capitale hollandaise au début des années 70, la municipalité d’Amsterdam ayant souhaité publier un livre à l’occasion des 700 ans de la ville.

Jos Houweling, 700 cents, 1975

Jos Houweling, 700 cents, 1975

Jos Houweling dresse un inventaire à la Prévert, il prend en cadrage serré des ensembles de plaques d’égout, d’horloges, de landaus, d’habitants à leur fenêtre… Ses juxtapositions forment un ensemble très vivant où la diversité règne. Trente plus tard, Hans Van Der Meer s’intéresse quant à lui aux villes moyennes des Pays Bas.

Hans Van Der Meer, The netherlands of the shelf, 2008

Hans Van Der Meer, The netherlands of the shelf, 2008

Sa démarche est tout autre. Il prend essentiellement des places en plan large, son point de vue est légèrement surélevé. A partir de cet ensemble de photographies, il établit une typologie du matériel urbain sous la forme d’un catalogue glacé et glaçant. On est très loin de la fantaisie des années 70.

Maurice Van Es et Milou Abel explorent la relation du photographe avec son modèle. Pour l’un c’est son jeune frère adolescent réfractaire à toute photo, pour l’autre c’est une inconnue étrange repérée dans la rue. Quelle distance, quel point de vue et quelle empathie adoptent-ils pour nous raconter un moment de leur histoire ?

Maurice Van Es, New life, 2011-2013

Maurice Van Es, New life, 2011-2013

Milou Abel, I'm you, 2011

Milou Abel, Ik ben jou, 2011

Avant de se présenter sous la forme d’une installation, le projet Ik ben jou de Milou Abel a fait l’objet d’un très beau livre à double reliure. Les photographies de Milou Abel s’entrelacent avec des photographies personnelles du modèle. Le jeu de dévoilement et de recouvrement est passionnant.

Mon parcours se termine sur les visages en pleurs de Mélanie Bonajo.

Mélanie Bonajo, Thank you for hurting me, I really needed that, 2009

Mélanie Bonajo, Thank you for hurting me, I really needed that, 2009

Elle prend le contrepied de la « smile photography ». Quelle image de soi expose-t-on au regard des autres ? De quels moments de sa vie désire-t-on garder des traces ?

Je n’ai pas vu le diaporama de Sema Bekirovic à l’atelier de chaudronnerie d’Arles. De gros orages ayant perturbé l’installation électrique, le mur est resté désespérément blanc lors de ma visite. La découverte de ce projet est donc différée.

Sema Bekirovic, Koet, 2006-2007

Sema Bekirovic, Koet, 2006-2007

Je n’aurai pas à attendre longtemps car l’exposition Small Universe est accueillie pendant un mois au 104 à partir du 13 novembre. Qu’on se le dise !