« Ecole et cinéma 93″ Ernest et Célestine

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Ernest et Célestine de Benjamin Renner, Vincent Patar et Stéphane Aubier, 2012

Projection-conférence :                                                                                            Ernest et Célestine de Benjamin Renner, Vincent Patar et Stéphane Aubier              Espace Simenon à Rosny / Bois                                                                                       Le lundi 3 octobre 2016                                                                                            Cinéma Le Trianon à Romainville                                                                                      Le lundi 10 octobre 2016                                                                                          Cinéma L’Etoile de la Courneuve                                                                                      Le jeudi 13 octobre 2016

Document accompagnant la conférence ernest-et-celestine

Séquence : Hiver- printemps

Des interviews passionnants, des courts métrages et une scène coupée… C’est ici !

A découvrir !

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Et aussi… »Petites souris et gros Matous » au forum-des-images et « Espèces d’Ours ! » au Jardin des Plantes.

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Atelier « cinéma d’animation » Maison Populaire de Montreuil

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Après un démarrage laborieux mais indispensable, nous réussissons à enregistrer les premières scènes de notre conte norvégien. Il vous faudra encore un peu de patience pour admirer des métamorphoses incroyables ! En attendant quelques photos du processus…

Elaboration du Storyboard

Elaboration du storyboard

Découpage des éléments à animer

Découpage des éléments à animer

Enregistrement des images en silhouette

Enregistrement des images en silhouette

Enregistrement de la bande son

Enregistrement de la bande son

Nous découvrons aussi l’art de la silhouette à travers les illustrations d’Arthur Rackham et les films de Michel Ocelot, de Benjamin Renner …

Cendrillon d'Arthur Rackham, 1919

« Cendrillon » d’Arthur Rackham, 1919   …     ou la métamorphose d’un lézard en laquais

"Le prince des joyaux" de Michel Ocelot, 1995

« Le prince des joyaux » de Michel Ocelot, 1995


« Ecole et cinéma 92″ Ernest et Célestine

Ernest et Célestine de Benjamin Renner, Vincent Patar et Stéphane Aubier, 2012

Ernest et Célestine de Benjamin Renner, Vincent Patar et Stéphane Aubier, 2012

Projection-conférence :                                                                                            Ernest et Célestine de Benjamin Renner, Vincent Patar et Stéphane Aubier                Cinéma Le Rex de Châtenay-Malabry                                                                        Samedi 14 mars 2015                                                                                                        Cinéma Jean Vigo de Gennevilliers                                                                                Samedi 11 avril 2015

Document accompagnant la conférence Ernest et Célestine

Séquence : Hiver- printemps

Parole des chansons d’Ernest et Célestine 

Le corbeau voulant imité l’aigle, film de première année réalisé par Benjamin Renner à l’école de la Poudrière:

Deux interviews passionnants de Daniel Pennac et Vincent Courtois :



Benjamin Renner nous offre une scène coupée du film : les dessins de Célestine s’animent …

Davy Durand, l’animateur qui a réalisé la scène onirique du passage de l’hiver au printemps est l’auteur d’autres petites merveilles (un cycle, ses courts métrages) à découvrir sur son site !


« Ernest et Célestine », le film !

Affiche du film dans le hall du cinéma Etoile-Lilas, 25/11/201

Sans avoir l’alibi d’un enfant à accompagner, je me suis glissée parmi les nombreuses familles venues assister ce dimanche matin à l’avant première du film « Ernest et Célestine ». Les 458 fauteuils de l’immense salle du tout nouveau cinéma de la Porte des Lilas se sont peu à peu remplis d’une foule joyeuse et bigarrée. La coordinatrice de l’association « l’enfance de l’art », organisatrice de l’évènement, nous accueille avec chaleur, entourée d’une partie de l’équipe du film, manifestement fière de nous présenter leur travail ! Mais le temps n’est plus aux discours, c’est le film que nous sommes venus voir et l’attente est à son comble lorsque la lumière de la salle s’éteint et que le grand écran blanc s’anime enfin…

L'entrée vertigineuse de la grande salle, cinéma Etoile-Lilas, 25//11/2012

Une mise en bouche nous est offerte par l’Agence du court-métrage ; joie très personnelle de retrouver sur grand écran le film de fin d’étude de Benjamin Renner « la queue de la souris ». J’avais évoqué ce film lors du tout premier article de ce blog qui était consacré à Gruffalo, un joli réseau d’histoires de souris se met en place…

"La queue de la souris" de Benjamin Renner, 2007

« Merveille, ravissement, enchantement, joyau » les critiques sont généreuses avec le film et elles ont raison ! J’ai été pendant un peu plus d’une heure sous le charme de cette histoire d’amitié au rythme incroyable, un véritable ballet d’images et de sons.

De son vivant Gabrielle Vincent avait refusé toute adaptation cinématographique de ses albums. Il me semble que le film respecte cette volonté, il n’est pas une adaptation mais un hommage à son oeuvre. Le scénario écrit par Daniel Pennac est subtil, habile, il se situe en amont des albums de Gabrielle Vincent. Il nous conte en effet la rencontre d’Ernest et Célestine et la naissance de leur amitié dans une situation de crise, de conflit, entre deux mondes que tout semble opposer, le monde d’en bas des souris et le monde d’en haut des ours. Le rejet des artistes ( Ernest est musicien de rue et Célestine dessine ) leur est toutefois commun ainsi d’ailleurs que l’importance des forces de maintien de l’ordre.

"Ernest et Célestine" Le tribunal du monde d'en haut, Unifrance Films

"Ernest et Célestine" Le tribunal du monde d'en bas, Unifrance Films

Ernest et Célestine sont des marginaux dans leur monde respectif. Célestine ne prend pas pour argent comptant les récits épouvantables que la Grise fait sur les ours et elle n’a nulle envie de devenir dentiste. Ses visites dans le monde d’en haut sont une source perpétuelle de découvertes. Ernest, quant à lui, joue à cache-cache depuis longtemps avec les règles de la société et ses représentants. Tout les sépare mais ils étaient faits pour se rencontrer !

"Ernest et Célestine" UniFrance Films

L’épilogue du film est savoureux, Célestine incarne Gabrielle Vincent et dessine sous nos yeux ébahis les premiers dessins de l’album « la naissance de Célestine », version quelque peu édulcorée de la réalité de leur rencontre telle qu’elle vient de nous être racontée à l’écran, une mise en abyme extraordinaire ! C’est aussi une jolie invitation faite aux spectateurs de se transformer en lecteur à l’issue de la projection.

La naissance de Célestine de Gabrielle Vincent, Duculot, 1987

Une autre grande réussite du film est son traitement graphique, l’utilisation de l’aquarelle donne de la matière et de la transparence aux images. L’adaptation et la création des personnages est un joli succès, ils s’intègrent parfaitement dans des décors fabuleux.

La Grise Turn around © les Armateurs, la parti, Mélusine production

Coup de chapeau aux artistes qui les ont réalisés, ils ont su créer des dessins originaux nourris par les images de Gabrielle Vincent.

Lambert Wilson, la voix d' Ernest UniFrance Films

Il est aussi difficile de passer sous silence la bande son ! La musique, les voix s’associent en harmonie avec les images pour donner au film un rythme qui nous entraîne et quel bonheur de terminer avec la voix si singulière de Thomas Fersen interprétant la chanson finale du générique. On aurait presque envie que les paroles défilent comme un karaoké pour manifester par le chant notre bonheur de spectateur !

 » … Qui aurait parié un bouton dessus / Qui aurait parié un bouton de son pardessus/ De culotte ou de bottine/ Sur Ernest et Célestine… »

Le pari du film est quant à lui totalement gagné. BRAVO !

Jusqu’à la sortie du film, le mercredi 12 décembre, Benjamin Renner tient un blog « making off » sur les différentes étapes de la création du film. On y apprend plein de choses et en plus c’est beau et drôle !