L’association Cinéma Public fait circuler en hors-les-murs post-festival deux jolis programmes de courts métrages dédiés aux très jeunes spectateurs. Malgré un soleil printanier, les familles d’Antony étaient au rendez-vous pour découvrir Grenouilles et compagnie dans leur cinéma de quartier. La projection était suivi d’un atelier au cours duquel parents et enfants ont fait bouger des grenouilles en origami. BRAVO à tous les participants !
Merci à Brigitte pour l’enregistrement mélodieux des coassements de grenouilles !
« Le Livre de la Jungle » adapté des contes de Rudyard Kipling suscitait encore plus de difficultés puisqu’il mettait en scènedes animaux vivants et des gens. Une jungle indienne fut créée sur les terrains du studio. Vincent dépensa beaucoup d’argent pour fabriquer Kaa, l’énorme python aquatique parlant, qui était fait en caoutchouc tendu sur un châssis articulé et mis en mouvement par des accessoiristes avec des câbles dissimulés sous l’eau. Kaa devint une hantise pour tout le monde tellement il était difficile de le mouvoir d’une manière réaliste. » Des vies de rêve, Histoire d’une famille de Michael Korda, Robert Laffont, 1981
Sous un ciel bleu estival, la superbe affiche d’Alain Kokor se détache, elle annonce avec humour la deuxième édition du festival jeune public Les Yeux Ouverts organisée par l’association Havre de Cinéma.
Pour plus de 200 enfants, ces 10 jours sont le point d’orgue d’un projet mené avec leur classe, La Petite Ecole de Cinéma, au cours duquel ils ont appris à être un spectateur averti en passant de l’autre côté de l’écran et de la caméra. Dans ce cadre privilégié, j’ai eu la chance d’accueillir 8 classes d’écoliers et de collégiens dans la médiathèque Niemeyer pour un échange animé sur Comment montrer l’impossible au cinéma ?
Médiathèque Niemeyer du Havre
L’adaptation Du Livre de la Jungle de Rudyard Kipling par les frères Korda en 1942, vue par l’ensemble des classes au Cinéma Le Studio, a été le déclencheur pour un voyage dans l’histoire du cinéma… Si l’imagination des romanciers est sans limite, qu’en est-il pour le cinéma ? Comment les réalisateurs ont-ils mis en scène la cohabitation entre Mowgli et les animaux sauvages ? Cohabitation qui nous fait rêver mais ô combien dangereuse dans la réalité ! Extraits de films, photographies et making-of soutenaient l’échange…
La classe de MS-GS de l’école Dunoy / Cinéma l’Escurial
Les classes maternelles, inscrites dans le dispositif Enfances au cinéma, ont été accueillies à trois reprises dans leur cinéma de quartier. Les enfants ont découvert ainsi deux programmes de courts métrages et le long métrage de Hayo Freitas, Les Trois Brigands. A la suite de cette dernière projection, cinq classes ont participé à un atelier De l’album au film, permettantaux élèves de comparer le film à l’album d’origine créé par l’artiste Tomi Ungerer.
Après une relecture de l’album les enfants ont recherché comment le réalisateur avait pu faire un film de plus d’une heure à partir de cette courte histoire. Des photogrammes et des extraits du film ont guidé les enfants…
La classe de MS-GS de l’école du Capitaine Lagache / Cinéma des Cinéastes
La classe de PS-MS de l’école Pierre Bullet / Cinéma Le Brady
La classe de MS-GS de l’école Dunoy / Cinéma l’Escurial
Les enfants ont ensuite animé deux images fixes. Vive les jouets et les illusions optiques !
La classe de MS de l’école des Hospitalières Saint-Gervais / Cinéma Lumino
La classe de MS-GS de l’école Vauvenargues / Cinéma des Cinéastes
Une petite fille créatrice a inventé son propre feuilletoscope. Un très grand bravo à elle !
La classe de MS-GS de l’école du Capitaine Lagache / Cinéma des Cinéastes
Projection-conférence : Monsieur et monsieur de Bretislav Pojar, 1965-1973 Cinéma François Truffaut de Commercy Lundi 26 mars 2018 Monsieur et monsieur de Bretislav Pojar, 1965-1973 Le Garçon et le monde de Alê Abreu, 2013 Cinéma Colisée de Bar-le-Duc Jeudi 5 avril 2018
« Chanter, lire des livres, danser, peindre, dessiner, photographier, filmer … tout autant que manger, dormir, bouger, toucher, caresser, babiller, … pour rire, jouer, réfléchir, pleurer, lier, délier, cultiver notre être vivant … pour découvrir, imaginer, penser, vivre… pour habiter et représenter le monde, pour lire le monde… et donner sens avec tous ses sens. Pour cultiver le lien à soi et aux autres. » Extrait du rapport Giampino au gouvernement le 9 mai 2017, « Développement jeune enfant – Modes d’accueil, formation des professionnels »
Le parcours de formation initié l’an dernier à la crèche Saint-Leu de Villetaneuse a été proposé cette année à l’équipe de la crèche départementale Dugny. L’ensemble du personnel s’est retrouvé le 16 mars au cinéma André Malraux du Bourget pour rencontrer Doris Gruel, représentante du distributeur KMBO. Des projections de courts métrages et des échanges ont ponctué cette matinée riche en découvertes.
« La Création » de Cristina Lastrego et Francesco Testa, Italie, 2010, 10’
L’après-midi était consacré à la réflexion sur l’élaboration d’un programme pour les tout-petits. Merci à Xavier Grizon de son invitation à venir présenter un coup de coeur ! Beaucoup de plaisir à partager sur le très beau court métrage de Uzi et Lotta Geffenblad, Les cadeaux d’Aston…
« Les cadeaux d’Aston » de Uzi et Lotta Geffenblad, Suède, 2012, 9′
A l’issue de cette journée, l’équipe s’est constituée en différents groupes pour élaborer un temps de restitution à destination des enfants et de leur famille : constituer un programme de courts métrages à projeter, aménager un espace pour la projection et… préparer un spectacle d’ombres… Work in progress !
« … les bons films sont rarement bien-pensants, c’est-à-dire immédiatement digestes et recyclables en idées simples et idéologiquement correctes. » Alain Bergala, L’hypothèse cinéma, 2002
Projection – conférence : La Barbe à papa(Paper Moon) dePeter Bogdanovich, 1973 Co-animée avec Claire Frayssignes Cinéma Jean Vigo de Gennevilliers Samedi 17 mars 2018 Cinéma Le Rex de Châtenay-Malabry Samedi 7 avril 2018
Visuel de l’exposition du Mucem (13 décembre 2017 – 23 avril 2018)
Le Mucem consacre une exposition passionnante à cette nouvelle forme de récit en images née en Italie au lendemain de la deuxième guerre mondiale. Petite mise en bouche avec le documentaire d’Antonioni, L’Amorosa Menzogna. Le réalisateur italien dévoile dans son court métrage les coulisses de fabrication des romans photos ainsi que l’engouement populaire pour ces récits et leurs vedettes.
Photogramme de L’Amorosa Menzogna (Le mensonge Amoureux) de Michel Angelo Antonioni, 1949
Photogramme de L’Amorosa Menzogna (Le mensonge Amoureux) de Michel Angelo Antonioni, 1949
Le photogramme ci-dessus illustre bien le jeu des acteurs qui travaillent en tableaux fixes en suivant les indications du photographe. L’image doit être très lisible, les gestes et les expressions des acteurs sont amplifiés. Les décors sont quant à eux très simples et les accessoires peuvent être dessinées sur l’image. En parallèle du roman-photo sentimental se développe dans les années 50-60, le ciné-roman. Appelé aussi le cinéma du pauvre, le récit est construit à partir des photogrammes des films ou de photographies réalisées lors du tournage par un photographe de plateau.
Ciné-roman « À bout de souffle » du photographe de plateau Raymond Cauchetier, Le Parisien Libéré, 1969
La Nouvelle Vague flirte avec ce genre populaire. À bout de souffle de Jean-Luc Godard bénéficie dès sa sortie de plusieurs adaptations en ciné-roman. Le livre de Pierre Pinchon, Contrebandes Godard, nous donne accès aux fac-similés de ces différentes versions. Leur comparaison est riche d’enseignements. La preuve en images avec la séquence finale du film.
Extrait « À bout de souffle », Le Hérisson, 2 pages, 1960
Extrait « À bout de souffle », Votre Film, 1962
Extrait « À bout de souffle », Le Parisien Libéré, 1969
La télévision joue à son tour avec ce médium. En 1966, le magazine télévisé Dim, Dam, Dom produit un court métrage à la forme originale. Parodie des histoires sentimentales, il nous raconte les amours d’une pauvre orpheline et d’un metteur en scène entre Bretagne et Paris. Plus surprenant, il emprunte le style des romans photos, les pensées et les dialogues étant inscrits dans des bulles…
En 1992, l’équipe des Nuls reprend cette idée dans un épisode hilarant appelé Nous quatre !
« Nous quatre » Les nuls du 14 mars 1992, Studio Canal, extrait
Les détournements sont nombreux : satiriques, pédagogiques, politiques, artistiques… Ils montrent la richesse du médium. Petit aperçu de mes préférés…
« Les pauvres sont des cons », Charlie Ebdo n°483, 1980, extrait
« Amazing Rick Dick, Super Sleuth » dans « Now becoming then » de Duane Michals, 1990
Photographies détournées de pin-ups pour les tracts clandestins « España en el corazón, Revue Internationale Situationniste, 1964
« Voyons : là une Chose, une chaise. Je prends une ampoule électrique, je la pose sur la Chose. J’allume. Qu’est-ce que je vois, qu’est-ce que je distingue ? Ce sont en NOIR sur le plancher les OMBRES, le NOIR qui transforme le caractère de la chaise-Chose. C’est la dé-signification de la Chose par des signes NOIRS, qui me transfèrent l’image claire. Si je remue l’ampoule électrique, les OMBRES ne parlent plus de la signification, elles rendent l’image d’une CHOSE qui ne reste plus Chose, qui évoque autre chose que la chose. » Raoul Hausmann, Mélanographie, Paris, SIC, 1969
Raoul Hausmann, Sans titre, Allemagne, 1931, Centre Pompidou
En mots et en images, Raoul Hausmann nous guide pour notre nouvel atelier des Enfants d’abord !. Comment avec des jeux de lumières créer des dessins d’ombres et des effets de transparence ? Comment transformer des objets du quotidien en des manifestations mystérieuses ?
Visite de l’exposition… 24/03/18
Visite de l’exposition… 24/02/18
Découverte du dispositif. Comment jouer avec une source lumineuse, un objet et une surface ? 24/02/18
Découverte du dispositif… 24/03/18
Un plan large permet de comprendre le dispositif… 24/02/18
… Un plan rapproché est plus mystérieux ! 24/02/18
Il ne reste plus qu’à sélectionner 10 photographies … 24/02/18