PULP Festival à la Ferme du Buisson

Marion Montaigne, Mathieu Sapin et Dash Shaw, Exquise esquisse, 16/03/14

Marion Montaigne, Mathieu Sapin et Dash Shaw, Exquise esquisse, 16/03/14

Un nouveau festival autour de la Bande dessinée dans la région parisienne ? Je demande à voir ! J’ai vu … et j’ai adoré ! Deux marraines attentionnées : la Ferme du Buisson et ARTE. Un maître d’oeuvre inspiré : Philippe Dupuy. Des propositions multiples à en perdre la tête …

La journée commence par une « battle dessinée » Exquise esquisse : match amical entre cinq dessinateurs qui reprend le principe de l’émission TV culte Tac au Tac. Pour ceux qui ne regardaient pas la télévision au début des années 70, il est possible de découvrir ces petits bijoux de l’ORTF sur le site de l‘Ina.


Mana

Mana Neyestani termine le défi autour d’une porte. Exquise esquisse, 16/03/14

Marion Montaigne, Mathieu Sapin, Dash Shaw, Philippe Dupuy et Mana Neyestani

Marion Montaigne, Mathieu Sapin, Dash Shaw, Philippe Dupuy et Mana Neyestani, Exquise esquisse, 16/03/14

ARTE a eu l’excellente idée de lancer un appel à projet auprès  des écoles d’art et de graphisme européennes. Le défi ? Créer des folioscopes alias flip books collectifs ou individuels. Des étudiants nous proposent leur réalisation à feuilleter… Attention cette pratique peut devenir addictive !


Musique : http://www.musicscreen.be/  Travelling sous licence creative commons

Philippe Dupuy a conçu deux installations qui interrogent la Bande dessinée contemporaine et son ouverture vers d’autres pratiques artistiques : musique, installation, cinéma… Dans Ceci n’est pas une bande dessinée, chaque box de l’ancienne écurie est dédié à un auteur. Dans le premier box, il n’y a rien à voir, nous sommes invités à nous asseoir pour écouter une voix lire l’album Contre la bande dessinée de Jochen Gerner. Je teste sur moi l’esprit de contradiction, après quelques minutes d’un inventaire à charge, je n’ai qu’une envie, me lever et lire, lire de la BD.  A commencer par l’ouvrage de Jochen Gerner ! J’ai été particulièrement sensible à la présentation de L’Ascension du Haut Mal de David B. L’immersion est totale !

L'Ascension du Haut Mal de David B

L’Ascension du Haut Mal de David B

Dans un autre box, Philippe Dupuy a repris les praxinoscopes utilisés lors de son installation Loops pour animer les personnages en noir et blanc de Jason. J’adore !


Musique : http://www.musicscreen.be/  Boxeur sous licence creative commons

L’installation L’oeil du cyclope est quant à elle un mélange de technologies numériques et de bricolages loufoques pour rendre obsolète l’action de tourner la page ! Jubilatoire !

"Pourquoi le poisson?" de Marchalot, Dans l'oeil du cyclope, mars 2014

« Pourquoi le poisson? » de Marchalot, Dans l’oeil du cyclope, mars 2014

Le public est au centre de l'espace de projection...

Le public est au coeur de la projection…

C’est dans cet espace que Philippe Dupuy nous présente la forme matérielle de son projet de résidence Une histoire de l’art. En parallèle à sa version numérique diffusée par la revue Professeur cyclope, une longue suite de dessins défile en boucle sous nos yeux. Accorder son rythme de lecture au défilement imposé des images et à la présence d’autres lecteurs provoque une lecture fragmentée. Passionnant !

"Une histoire de l'art" de Philippe Dupuis, mars 2014

« Une histoire de l’art » de Philippe Dupuis, mars 2014


Seule ombre à cette journée ensoleillée est de ne pas avoir eu de place pour le spectacle The paper cinema’s odyssey. Si deuxième édition il y a … je penserais à réserver ! Pour finir, un petit tour au Magic’salon s’impose. Le bon vieil album papier a encore de beaux jours devant lui !

Magic'salon (librairie et bar), Pulp festival, mars2014

Magic’salon (librairie et bar), Pulp festival, mars 2014

Joan Fontcuberta à la Maison Européenne de la Photographie

Diorama présentant "le grand gardien du Bien Total", Fauna, 1985-1989

Diorama présentant « le grand gardien du Bien Total », Fauna, 1985-1989

J’ai eu la chance d’assister à une conférence de Joan Fontcuberta à Arles en 2009. Il participait à un séminaire sur le « statut de la photographie à travers ses usages ». Moment privilégié où la rencontre d’une oeuvre vous oblige à déplacer vos lignes de pensée.       Au delà de ses publications, j’avais très envie de découvrir son travail in situ. La Maison Européenne de la Photographie lui consacre actuellement un vaste espace où neuf séries emblématiques sont présentées. Si la manipulation des images est au coeur de son travail, l’organisation de l’espace d’exposition est aussi un élément clé de ses projets. Il peut ainsi multiplier les moyens pour « faire croire », donner l’illusion de la réalité : dioramas et vitrines répondent aux photographies et films pour envelopper le spectateur d’informations multiples.

Vitrine consacrée à l'abbé Jean Fontana, Les Hydropithèques, 2003-2012

Vitrine consacrée à l’abbé Jean Fontana, Les Hydropithèques, 2003-2012

Les réactions des spectateurs sont passionnantes, les « c’est incroyable », « c’est pas vrai » fusent dans les salles … En fonction du parcours de l’exposition choisi, la crédulité des spectateurs évolue et impose parfois des retours sur preuve.  Des regards complices s’instaurent avec l’impression de participer à un grand jeu de piste. Connaître la démarche de l’auteur ne vous préserve pas de toute mystification. Face aux premiers paysages de la série Orogénèse, j’ai regretté haut et fort l’absence d’un cartel classique indiquant les coordonnées géographiques de ces paysages virtuels !

Quatre paysages virtuels réalisés par les logiciels Vistapro, Bryce et Terragen à partir des tableaux du Douanier Rousseau, Courbet, Kandinsky et Gainsborough, 2002-2004

Quatre paysages virtuels réalisés par les logiciels Vistapro, Bryce et Terragen à partir des tableaux du Douanier Rousseau, Courbet, Kandinsky et Gainsborough, Orogenèse, 2002-2004

L’esthétisme est aussi au rendez-vous. Devant les séries Palimpsestes et Herbarium, peu m’importe la véracité des images, l’agencement des formes et des couleurs me touche, le réel peut être réinventé !

Plusieurs reproductions d’un portrait du Gréco intriguent tout au long de la visite. Derrière cette image reprise sur la couverture du catalogue de l’exposition se dissimule une nouvelle série Camouflages … Joan Foncuberta qui a toujours aimé se déguiser invite à une dernière partie de cache-cache avec sa propre image !

imgp1215-tt-width-455-height-672-lazyload-1-bgcolor-000000

Hans Richter au Centre Pompidou-Metz

Vue de l'exposition "Hans Richter, la traversée du siècle" 9 janvier 2014

Vue de l’exposition « Hans Richter, la traversée du siècle » 9 janvier 2014

Fascinée par l’oeuvre d’Oscar Fishinger, j’avais très envie d’aller au Centre Pompidou-Metz découvrir le travail d’un autre grand nom du cinéma expérimental, Hans Richter. La rétrospective qui lui est consacrée est foisonnante et didactique, elle permet une approche complète d’un artiste qui m’était alors connu que par son film Rythme 21.


Dans un entretien filmé, Hans Richter donne les conditions matérielles dans lesquelles son film a été tourné : une table avec deux lampes de chaque côté, une caméra fixe au dessus et une multitude de rectangles et de carrés blancs, noirs ou gris, de toutes tailles. L’exposition permet de comprendre le processus de création dans lequel Richter s’est engagé avec son ami Eggeling et dont Rythme 21 est une étape clé : simplification à l’extrême des formes et des couleurs pour dépasser l’unité statique d’un tableau de chevalet, emprunt à la musique de la notion de contrepoint…                                                 « Avec le film, nous nous confrontions non seulement à l’orchestration de la forme mais aussi à ses relations au temps. L’unique image disparaissait dans un flot d’images qui ne se justifiait que s’il aidait à l’expression d’un nouvel élément : le temps. [...]  On pouvait aisément diviser et « orchestrer » le simple carré de l’écran de cinéma. Ces divisions ou parties pouvaient alors être orchestrées dans le temps en prenant le rectangle de la « toile-film » d’une manière formelle et temporelle. En d’autres termes, je continuais avec l’écran ce que j’avais fait depuis des années avec la toile. Ce faisant, je trouvais une nouvelle sensation : le rythme qui est, je le pense toujours, la sensation maître de toute expression de mouvement… »                                                     (Extrait de Magazine of Art,1952)

A partir de 1926, Richter introduit dans ses films des images photographiques à côté des images de formes abstraites.

Photogrammes de Flmstudie (1926)

Photogrammes de Filmstudie (1926)

Je découvre avec jubilation son film Vormittagsspuk (fantômes avant déjeuner 1927). Encadré par le cadran d’une horloge, l’action se déroule entre 10h00 du matin et midi. Que se passe t-il ? Sous l’impulsion de quatre chapeaux melons, les objets semblent doués subitement d’une vie propre et n’en font qu’à leur tête ! En digne héritier de Méliès et compagnon des surréalistes, Richter joue avec les trucs que lui permet la caméra : prises de vue  » image par image », prises de vue en marche arrière, démultiplications, images négatives…


Flipbook, vers 1927, collection privée

Flipbook, vers 1927, collection privée

Tirage d'époque, vers 1927, Galerie Berinson, Berlin

Tirage d’époque, vers 1927, Galerie Berinson, Berlin

Au delà du cinéaste, l’exposition permet de découvrir l’éclectisme de Ritcher tant dans son refus de s’enfermer dans une forme ou un courant artistique que dans sa collaboration à des projets communs (revue, exposition, film). J’ai découvert aussi qu’un artiste conceptuel pouvait être amusant !

"Rythme 23" de Hans Richter,  huile sur rouleau, 4 mètres de long

« Rythme 23″ de Hans Richter, 1923, huile sur rouleau, 4 mètres de long

"Stalingrad" de Hans Richter, 1943-44, 479,7 cm

« Stalingrad » de Hans Richter, 1943-44, peinture, collage, 479,7 cm

Loulou, l’incroyable secret

1En 2003, l’album Loulou de Grégoire Solotareff s’animait sur nos écrans. Tom et Loulou se mettaient à bouger et à parler ! On retrouvait avec un plaisir indéniable ce couple insolite composé d’un petit lapin et d’un tout jeune loup. L’accident mortel de l’oncle de Loulou lors d’une leçon de chasse inaugurale privait Loulou de toute attache familiale et d’une éducation carnassière. Traumatisme libérateur, l’amitié choisi prenant le relais…  Rappelez-vous le bref dialogue entre Tom et Loulou après l’enterrement de l’oncle :              - T’as pas d’autres familles ?                                                                                                    - Je sais pas !                                                                                                                    Dix ans plus tard, les mystères de l’ascendance de Loulou sont au coeur d’une nouvelle aventure.

Graphiquement Loulou a perdu ses rondeurs de l’enfance et son pelage a viré au marron. Tom, lui, a peu changé. Avant de rencontrer le tailleur Simon-Edgar Finkel, il a toujours sa petite veste bleue pendant que Loulou se promène à poil !

Loulou et autres loups, 2003

Loulou et autres loups, 2003

Loulou l'incroyable secret, 2013

Loulou l’incroyable secret, 2013

Cependant le temps a passé et cette nouvelle aventure va les propulser dans le monde des grands. La cohabitation entre les différentes espèces est toujours au coeur de l’intrigue mais s’ouvrent à d’autres animaux ; Scarlett la belle renarde, la volatile Cornélia, Winston le domestique racé, la truculente Rosetta, les ours montures … Loulou devra affronter des questions existentielles voir shakespeariennes face à son perfide cousin, Lou-Andrea. Etre ou ne pas être… un loup ! Tom aura, quant à lui, des problèmes plus terre à terre à surmonter, il devra survivre dans un monde hostile pour ne pas abandonner son vieil ami. Dès la rencontre avec la magicienne Cornélia il sert de ballon à deux sangliers patibulaires et ce n’est rien par rapport à ce qu’il va vivre à Wolfenberg !

Contrairement au premier Loulou, le nouveau film est une oeuvre originale basée sur un scénario écrit par Grégoire Solotareff et Jean-Luc Fromental. S’inspirant de la pratique japonaise, l’éditeur Rue de Sèvres publie l’Anime comics du film. Les images sont extraites de photogrammes du film. Son intérêt principal est de prolonger le plaisir de la projection ! Les doubles pages dédiées au décor sont une excellente idée …

Loulou l'incroyable secret de Grégoire Solotareff et Jean-Luc Fromental, Rue de Sèvres, 2013

Loulou l’incroyable secret de Grégoire Solotareff et Jean-Luc Fromental, Rue de Sèvres, 2013

Si vous voulez découvrir les secrets de fabrication du film, n’hésitez pas à aller faire un tour sur le site des producteurs, Prima Linea, de nombreuses vidéos vous attendent !

« Le jour le plus Court » à la Maison Populaire de Montreuil

banniere_web_800x350_horizontale

L’atelier cinéma d’animation de la Maison Populaire de Montreuil vous propose un programme de courts métrages dédié aux animaux. Le logo de la Maison Populaire nous a inspirés !

Le logo de la Maison Populaire de Montreuil

Le logo de la Maison Populaire de Montreuil

Le 21 décembre le salon se transforme en ménagerie : une mouche acrobate, des poulpes très résistants, une souris de laboratoire, des girafes trapézistes, un poisson récalcitrant et … une baleine amoureuse !

La mouche acrobate de Percy Smith, 1min, 1908

La mouche acrobate de Percy Smith, 1min, 1908

Oktapodi de Julien Bocabeille, 2 min, 2007

Oktapodi de Julien Bocabeille, 2 min, 2007

Carlitopolis de Luis Nieto, 3min, 2006

Carlitopolis de Luis Nieto, 3min, 2006

5m80 de Nicolas Deveaux, 5 min, 2013

5m80 de Nicolas Deveaux, 5 min, 2013

Le moine et le poisson de Michael Dudok de Wit, 6 min, 1994

Le moine et le poisson de Michael Dudok de Wit, 6 min, 1994

L'éléphant et la baleine de Jacques Remy Girerd, 8min, 1986

L’éléphant et la baleine de Jacques Remy Girerd, 8min, 1986

Deux ateliers ont été consacrés à la création d’une bande annonce présentant l’évènement…


On parle de notre bande annonce ici et  !

« Pixar 25 ans d’animation » au musée des Arts Ludiques

IMG_1195 2

Rémy dans Ratatouille de Brad Bird, 2007, Studios Pixar

Rémy est de retour sur les quais parisiens. Il n’est pas venu seul, tous ses amis des studios Pixar ont fait le voyage ; Wall-E, Les Indestructibles, Nemo, Cars, Rebelle, Woody le cow-boy… Chacun a apporté dans ses bagages son album de famille rempli d’images de sa naissance. Le tout nouveau musée des Arts Ludiques expose l’incroyable richesse des recherches graphiques des studios Pixar. Les créatures révèlent leurs créateurs… Les pastels de John Lasseter, les collages de Teddy Newton, les dessins de Carter Goodrich et les peintures numériques de Lou Romano, pour ne citer que quelques artistes, sont des petites merveilles visuelles.

John Lasseter

John Lasseter

Teddy Newton

Teddy Newton

Carter Goodrich

Carter Goodrich

Lou Romano

Lou Romano

Les images envahissent les murs des salles, chaque héros a son heure de gloire ! Une vidéo explique comment les infographistes prennent le relais, les dessins préparatoires permettent notamment la réalisation de sculptures qui serviront de modèle pour les images de synthèse. Ces sculptures en résine grise qui se déploient tout au long de l’exposition sont le contrepoint des dessins.

Carl dans "Là-haut" , 2009

Carl dans « Là-haut » de Pete Docter et Bob Petersen, 2009, Studios Pixar

Russel dans "Là-haut" de Pete Docter et Bob Petersen, 2009, Studios Pixar

Russel dans « Là-haut » de Pete Docter et Bob Petersen, 2009, Studios Pixar

L’exposition montre le travail des artistes, elle leur donne aussi la parole. Un ensemble de petites vidéos met en valeur la richesse humaine des studios Pixar, les artistes et les techniciens partagent leur passion et leur savoir… Un exemple ci-dessous avec l’explication de la genèse et du fonctionnement du zootrope dédié à Toy Story.


Lorsque je pénètre dans la salle qui est consacrée au zootrope, je suis dans un premier temps déçue ! On ne peut pas en faire le tour et il est protégé par de grosses vitres. Je m’approche. Comme un manège, le zootrope se met à tourner, il commence à prendre de la vitesse, les 18 figurines qui composent chacun des mouvements se superposent en un magma coloré. Pas top, le truc ! Et puis soudain, miracle, la lumière électrique est remplacée par la lumière stroboscopique. Pendant que les soldats en plastique envahissent le zootrope, Jessie joue avec son lasso, Buzz l’éclair caracole sur la balle de Luxo Jr, Woody galope avec Pile-Poil et Siffli le pingouin fait des acrobaties avec l’Alien extraterrestre ! Une belle illustration pour comprendre le rôle de l’obturateur au cinéma ! Tout simplement génial !


Winshluss au Musée des Arts Décoratifs

IMG_1034S’il utilise un pseudonyme pour signer son travail graphique, Vincent Paronnaud n’hésite pas à exposer sa tête. Oui, le barbu chevelu aux grosses lunettes c’est lui ! Un masque à son effigie s’inscrit dans une frise de masques issus de la collection du musée des arts déco. Entouré d’un clown gai et d’un clown triste, il annonce ainsi le ton de l’exposition, nous allons naviguer entre rire et grimace.

Vue de l'exposition © Luc Boegly

Vue de l’exposition © Luc Boegly

Si le monde de l’enfance inspire Winshluss, son innocence supposée en prend un coup. Il réactualise notamment des contes archi-connus dans des vitrines aux allures de théâtre en carton dans une série détonnante « Il était une fois ». J’ai particulièrement apprécié le sort des héroïnes, elles ne sont plus des victimes passives mais prennent les choses en main ! La petite sirène a retrouvé son intégrité physique et elle coule des jours tranquilles au fond des mers. Fascinée par sa télévision grenouille, elle n’aura pas un regard pour le prince venu la relancer en sous-marin ! Le petit Chaperon rouge a droit quant à lui à deux vitrines, sans se départir de son large sourire, il règle son compte au loup à coup de tronçonneuse. Mais ma préférée reste sans conteste la petite fille aux allumettes qui se transforme en incendiaire des temps modernes …

Vue de l’exposition © Luc Boegly

Vue de l’exposition
© Luc Boegly

J’ai aussi beaucoup aimé les deux grands dioramas. Le premier Barbapatomique nous présente un bon vieux Barbapapa mutant, ses trois yeux et ses nombreuses tentacules lui permettent de se battre vaillamment contre une attaque de petits soldats bien équipés. Dommage que les jouets ne soient pas accessibles, on a envie de continuer la scène …

Dessin préparatoire pour le diorama « Barbapatomique », 2012. Encre et feutre © Winshluss / Les Arts Décoratifs, Paris.

Dessin préparatoire pour le diorama « Barbapatomique », 2012. Encre et feutre © Winshluss / Les Arts Décoratifs, Paris.

Dans le deuxième diorama, Winshluss donne une origine biblique à la disparition des dinosaures, hilarant ! Cette idée est une reprise d’une planche de sa prochaine BD consacrée à … Dieu… qui sortira en novembre …

Winshluss, extrait de la BD "In God we trust"

Winshluss, extrait de la BD « In God we trust »

Au milieu de l’expo, une salle est dédiée à quatre de ses courts métrages d’animation. Petit rappel pour ceux qui comme moi ont une mémoire volatile, Winshluss alias Vincent Paronnaud est l’auteur de la célèbre BD Pinocchio mais aussi  co-réalisateur avec Marjane Satrapi du non moins célèbre film Persepolis.

Le premier court métrage, Raging blues, réalisé avec Ciso en 2004, est une grosse claque. Une descente aux enfers, terriblement noire, racontée avec un talent à couper le souffle. Attention, on ne sort pas indemne de ces six minutes.


La veine parodique traverse ses autres courts à l’instar de ses BD, Monsieur Ferraille est un Popeye alcoolisé  en prise avec une paire de jambes. Son dernier film, réalisé en solo en 2010, Il était une fois l’huile, s’inspire de la série mythique d’Alain Barillé Il était une fois l’homme. Si les dessins sont ronds et colorés, l’humour reste caustique !

Allez pour finir,  on se fait une petite Merolla ! En piste !


Ma nuit blanche …

Aventure d'un soir, 2013, Cai Guo-Qiang

Aventure d’un soir, 2013, Cai Guo-Qiang

Une nuit résolument sous le signe de la fête ! Une explosion de couleurs, de sons, de plaisirs partagés. Jouer à cache-cache place de la République, admirer les oeuvres de Robin Rhode, Rosa Barba, Norman McLaren… boire un p’tit verre de blanc près du canal de l’Ourcq, danser avec le petit bal de poche au 104, vibrer à l’unisson avec des milliers de personnes devant le feu d’artifice de Cai Guo-Qiang…

Fog square, 2013 de Fujiko Nakaya

Fog square, 2013 de Fujiko Nakaya

La pendule de glace de Lily Hibberd

La pendule de glace de Lily Hibberd

Fosse d'orchestre de Rosa Barba

Fosse d’orchestre de Rosa Barba

A day in May de Robin Rhode

A day in May de Robin Rhode

Canal de l'Ourcq

Canal de l’Ourcq

Projection de courts métrages de Norman MacLaren au 104

Projection de courts métrages de Norman MacLaren au 104

Aventure d'un soir de Cai Guo-Qiang

Aventure d’un soir de Cai Guo-Qiang