« Entre deux clics » à la médiathèque de Charenton-le-Pont

IMG_9003Nous avons grandi à une époque où les images étaient rares, et maintenant que nous les utilisons presque comme une seconde nature, il peut sembler que nous en abusons. Mais dirions-nous que nous sommes devenus accros aux mots ? Si l’on compare notre époque avec les temps passés, où les gens étaient analphabètes, dirions-nous que maintenant que nous savons écrire, nous sommes devenus accros à l’écriture ? Tout dépend de l’usage que l’on fait de l’écriture et de l’image. Une utilisation généralisée n’est pas nocive en soi.           Joan Fontcuberta, Welcome to the post-photographic era, Albert Forms

Début décembre deux ateliers photo-vidéo ont été proposés à la médiathèque Des Quais de Charenton. Le premier, Image de soi, du selfie au sleeveface, permettait d’inscrire ces pratiques contemporaines dans une histoire de la représentation de soi.

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Le « selfie », élu mot de l’année par les Dictionnaires d’Oxford en 2013.

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Comment se cacher tout en se révélant ? / Comment se révéler tout en se cachant ?

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L’objectif du deuxième atelier, Image du monde, une minute d’attention, était de tourner l’objectif de la caméra vers les autres, salariés ou usagers de la médiathèque, et de réaliser un plan séquence d’une minute environ.

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Nos références : les vues Lumière, le projet Eine Einstellung zur Arbeit de Harun Farocki et d’Antje Ehmann

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Capture d’écran 2021-12-18 à 09.42.23Capture d’écran 2021-12-18 à 09.43.12Un grand merci aux bibliothécaires et aux usagers qui ont accepté d’être filmé et bravo aux participants.

Le portrait avec « La Petite École de Cinéma »… 76

Antoinette

L’illusioniste, Alain Cavalier, 1992

« Je crois que je ne suis fait que pour les visages, et encore, il faut qu’ils soient seuls sur l’écran, et de face, et presque immobiles, simplement dans le but de mettre en valeur leur énergie en expansion infini. J’ai commencé à être ‑vaguement- cinéaste à partir du moment où je n’ai plus inventé la moindre action dramatique. Je ne filmais que ce qui avait été vécu par moi, ou par quelqu’un qui avait soigneusement consigné son expérience.                     » Je reviens toujours au même point : c‘est au tournage pour moi que les choses se passent. Ce qui est raté au tournage est raté au montage, est raté pour l’œil du spectateur. »           René Prédal, Alain Cavalier : « Filmer les visages », L’AvantScène cinéma, n° 440-441, mars-avril 1995.

Ateliers sur le portrait                                                                                                    La petite école de Cinéma                                                                                             Havre de Cinéma                                                                                                               Du 18 au 26 novembre 2021

J’ai eu le plaisir de partir à la rencontre d’une quinzaine de classes de l’agglomération havraise inscrites dans le dispositif La Petite école de Cinéma, dispositif mis en place par l’association Havre de Cinéma et l’éducation nationale depuis plusieurs années. Avec la complicité d’un cinéaste, chaque classe réalise cette année un court métrage sur la thématique du portrait. Mon objectif était d’introduire cette thématique par la découverte d’oeuvres choisies pour susciter chez les élèves des interrogations et des échanges au sein de leurs classes.

Dans un premier temps les élèves étaient invités à dire le mot qu’ils associaient spontanément au mot portrait. Cette liste était interrogée à la fin de la séance ; avions-nous lors de l’atelier évoqué tous ces mots ? Vers quelles autres perpectives nous entraînaient ceux qui n’avaient pas été cités ?

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Puis j’ai mis mes mots dans ceux de Pline l’Ancien pour raconter aux élèves l’histoire de la fille de Corinthe et de son père, le potier Butadès. Nous avons ensuite découvert comment deux artistes s’étaient emparés de ce mythe à quelques siècles d’écart, le peintre belge Joseph-Benoît Suvée et la photographe américaine Karen Knorr.

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La reproduction du tableau de Louis XIV en costume de sacre a fait beaucoup réagir les enfants. Pourquoi portait-il des collants et des chaussures à talons ? Pourquoi a-t-il des cheveux longs ? Quel âge avait-il lorsque le peintre a fait son portrait ? Que représente le petit portrait inscrit sur la colonne ? Pourquoi ses habits sont-ils de la même couleur que son fauteuil ? Que représente le motif doré ? Pourquoi porte-t-il un bavoir ? Quel effet fait-il sur nous ? Pourquoi boude-t-il ?

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Après l’exploration des images fixes nous avons découvert un portrait cinématographique, Antoinette, l’illusionniste d’Alain Cavalier. C’est peu dire que les élèves et les enseignants sont tombés sous le charme de cette vieille dame de 86 ans au regard malicieux.

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Beaucoup d’enfants ont été marqués par l’habileté d’Antoinette à réaliser ses différents tours de magie. Ce n’est pas l’activité qu’ils imaginaient pour une vieille dame ! Certains ont été aussi sensibles au récit de sa vie et à l’attention qu’elle a pour les personnes âgées et les enfants handicapés. Enfin chacun a réalisé un portrait d’Antoinette au format d’une photo d’identité. Un joli patchwork autour de cette vieille dame espiègle.

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Quelques notions abordées au fil des échanges : lumière – ombre – description – sensation – fiction – documentaire – mise en scène – illusion – cadrage – tournage – montage –  hors champ – plan – regard caméra

Et une vidéo sur un grand monsieur qui est resté en hors champ pendant l’atelier !

« 3, 2, 1, action !  » au Jeu de Paume

Capture d’écran 2021-12-16 à 14.37.40« La plupart du temps je me promène aux mêmes endroits : le marché, la rue, le zoo mais chaque fois, je vois d’un oeil nouveau parce que je cherche autre chose. Une fois je vais chercher les couleurs, une autre fois, je compte, une autre fois je cherche les formes. Alors tout redevient neuf. »                                                                                                  Rencontre avec Tana Hoban, La revue des livres pour enfants, 1996

Depuis la rentrée, Le Jeu de Paume propose une nouvelle offre d’activités à l’intention des enfants et des familles, PING-PONG. N’hésitez pas à consulter l’agenda du Centre d’Art pour connaître les différents ateliers !

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Après 9 ans à découvrir les expositions du Jeu de Paume en co-animant l’atelier des Enfants d’abord ! avec Pauline Boucharlat et Julia Parisot, j’ai eu le plaisir de concevoir avec l’équipe éducative une nouvelle formule expérimentée avec l’exposition Chefs-d’oeuvres photographiques du MOMA : 3,2,1 action ! Ce nouvel atelier est conçu sur un rythme à trois temps :

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3- Regards partagés sur une oeuvre mystérieuse de l’exposition

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2- Découverte d’un court métrage dans l’auditorium

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1- Action ! Une activité qui change à chaque exposition

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… et d’autres surprises à découvrir selon ses envies et à son rythme !

                        Le prochain atelier  » 3, 2, 1, action ! : la chasse aux formes  »                        aura lieu le dimanche 23 janvier 2022 à 10h30

« Sensation », festival Idéklic 2021

 

couvAprès l’annulation de l’année dernière, le retour du festival IDEKLIC était très attendu. Une année supplémentaire pour peaufiner avec Patricia un atelier qui sortait de « nos sentiers battus »…De sentiers, il en sera question puisque nous proposions aux enfants de s’approprier le poème Sensation écrit par Arthur Rimbaud à l’âge de 15 ans et de réaliser en 2 heures une petite forme visuelle et sonore à offrir à leur famille et à leurs amis.

Par les soirs bleus d’été, j’irai dans les sentiers,
Picoté par les blés, fouler l’herbe menue :
Rêveur, j’en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
Je laisserai le vent baigner ma tête nue.                                                                                  Je ne parlerai pas, je ne penserai rien :
Mais l’amour infini me montera dans l’âme,
Et j’irai loin, bien loin, comme un bohémien,
Par la Nature, – heureux comme avec une femme.                                                                                      
Arthur Rimbaud, mars 1970

 Les enfants nous ont impressionnés ! Ils se sont emparés de la proposition avec inventivité et une forte dose de bonne humeur.

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Réalisation des costumes…

Voici un montage de quelques captations de leurs propositions. BRAVO à eux.

« Je n’en crois pas mes yeux », atelier « École et Cinéma »

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Fac-similé de la vue stéréoscopique ayant inspiré la scène d’ouverture de « La ruée vers l’or » de Charlie Chaplin

  « Voir c’est vouloir croire »                                                                                                  « Voir le relief, c’est recevoir, au moyen de chaque oeil, l’impression simultanée de deux images dissemblables du même objet. » Euclide (300 AV JC)

Atelier proposé aux classes de cycle 3 dans le cadre d’École et Cinéma organisé à Paris par l’association Enfances au Cinéma.

M’inspirant du projet du film absent proposé par l’association Passeurs d’images, j’ai décliné cette proposition pour parler avec les enfants de l’histoire de la 3D grâce à l’impressionnante séquence d’ouverture de La ruée vers l’or de Charlie Chaplin.

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Photogrammes des deux premières séquences de La ruée vers l’or

Les enfant ont tout d’abord comparé les deux premières séquences du film en cherchant tout ce qui les opposait. Nous avons ensuite discuté sur la méthode de travail de Charlie Chaplin, ce dernier mettant un film en chantier à partir d’une idée générale.                                       En l’occurence, l’idée de La ruée vers l’or lui est venue en observant une photo stéréoscopique chez ses amis et associés, Marie Pickford et Douglas Fairbanks. Cette photo montrait une foule de prospecteurs grimpant péniblement un col montagneux pour atteindre la rivière Yukon (Alaska) riche en or à la fin du XIX ème siècle.

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Photos de B.L. Singley, 1898

Répartis en trois groupes les élèves ont découvert par la manipulation différents moyens de voir des images en relief.

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Stéréoscopes et visionneuses 3D

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Anaglyphes

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Stéréogrammes ou « images magiques »

Enfin, nous avons vu comment le principe de l’image 3D s’était appliqué au cinéma.

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« Je n’en crois pas mes oreilles ! », Atelier « Mon 1er Cinéma »

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« Alice’s wonderland », pilote de la série des « Alice’s Comedies », 1923

« J’espère seulement qu’on ne perdra pas de vue une chose : tout a commencé avec une souris. »                                                                                                                             Cette phrase célèbre de Walt Disney n’est pas complètement juste. Avant sa célèbre souris, une petite fille réelle, Virginia Davis, âgée de 5 ans, a été l’héroïne d’une série combinant prises de vue en continue et dessins animés, la série des Alice’s Comedies. À la réouverture des cinémas, les jeunes élèves parisiens inscrits dans le dispositif Mon premier Cinéma vont découvrir quatre épisodes de cette série dans la salle de cinéma de leur quartier.

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En collaboration avec l’association Enfances au Cinéma, j’ai eu le plaisir d’animer un atelier pour préparer cette sortie tant attendue. Réalisée à l’époque du cinéma muet, la série des Alice’s Comedies permet de faire découvrir aux enfants comment faire bouger les images et comment les rendre sonores. Bienvenue à Cartoon Land !

Découvrons tout d’abord le visage de Walt Disney et de son complice, le grand dessinateur américain Ub Iwerks.

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À l’aide des jouets du pré-cinéma, les enfants comprennent peu à peu comment faire bouger un dessin.

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Avant de bruiter des images, nous réveillons notre corps pour être plus attentifs.

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Voici deux bandes-son réalisées par nos apprentis bruiteurs, un grand bravo à tous !

Stage autour de l’image animée à Charenton-le-Pont

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Stage à la médiathèque des Quais de Charenton-le-Pont, avril 2021

Mercredi 21 avril 2021, projection des courts métrages :                                                       – Circuss, Sarah Moon, 2002                                                                                                 – Conte de quartier, Florence Miailhe, 2006

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Sarah Moon et Florence Miailhe

« Dans mes films adaptés de contes, c’est différent. Je les nomme « home movies », car je les tourne en quatre à cinq jours, avec très peu de moyens. Je comble les trous du récit avec des photos, nouvelles ou anciennes, comme je me sers de ma voix pour raconter l’histoire, parce que tout cela, je l’ai sous la main. C’est vraiment artisanal. »                               Interview de Sarah Moon, The Art Newspaper, 6 septembre 2020

Demain ? La photographie, Sarah Moon, 2017

 » On aurait donc bien tort d’établir de différences trop grandes entre son travail et la peinture immobile, qui fige et emprisonne le moment. D’ailleurs entre deux films (chacun lui a demandé environ deux ans de travail ), elle revient à la toile. Pour se libérer du carcan technique de l’animation. Pour se donner le temps d’hésiter, de traîner, de gâcher. Pour laisser surgir les idées qui feront le prochain film. Florence dit qu’elle trouve quand elle peint. Comme si la peinture était à l’origine. Comme si elle était la source dont il faudrait faire un fleuve. »             Un portrait de Florence Miailhe, Marie Desplechin, Chroniques d’ici et d’ailleurs, Garde -Temps, Arte Éditions, 2006

Cinq jeunes se sont retrouvés à la médiathèque pour cette première séance de stage. Un luxe appréciable en ces temps de COVID-19. Après la projection des deux courts métrages chacun a noté sur des post-it colorés ses premières réactions afin de nourrir l’échange passionnant qui a suivi leur mise en commun.

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Jeudi 22 avril 2021, atelier folioscope / flip-book

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L’envol d’oiseaux vu par Sarah Moon (Circuss) et Florence Miailhe (Conte de quartier)

« On ne sait plus ce qui bouge et ce qui est immobile, le cinéma redevient ce qu’il est ; une succession d’images fixes qui dansent avec le temps, le temps qui fuit et qui revient, et le noir, et le blanc, qui se partagent la mise. »                                                                         Comme si le cinéma s’inventait à nouveau, Philippe Rousselot dans le catalogue de l’exposition PasséPrésent, Sarah Moon, Paris Musée, 2020

Après avoir manipulé des jouets optiques, les enfants ont rendu une nouvelle vie à des livres mis au rebut en dessinant à leur tour l’envol d’un oiseau et une métamorphose impressionnante.

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Une dernière découverte avant de se quitter, la vidéo Second hand reading de l’artiste sud africain William Kentridge qui transforme un dictionnaire en un flip-book.

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Cyclopedia of drawing, William Kentridge, 2004

« Mes premières animations ont consisté à dessiner des balles qui rebondissent dans les marges des pages de mes livres de classe. Je pense que c’est mon père qui m’a appris à faire ça ; c’est une technique d’animation qui remonte aux années 1920. Je me demande si les élèves faisaient cela avant le cinéma d’animation ; dans les musées sur l’histoire du cinéma, je n’ai pas vu de livres du début du XIXème siècle contenant ce genre de dessin en marge. »                                                                                                                               Le dessinateur et son double, entretien « en stéréo » avec William Kentridge, Michael Auping, dans William Kentridge, cinq thèmes, exposition au Jeu de Paume, 2010

MERCI à Marie (réseau des médiathèques de Charenton-le-Pont) et Julia (Jeu de Paume) qui ont rendu possible ce stage.

« Une histoire du cinéma… Deux histoires de chien… »

IMG_6254Pour la deuxième année consécutive, j’ai eu le plaisir d’être associée au projet de deux classes de CE1 de l’école Ferdinand Buisson d’Antony. Guidés par leur maîtresse, les enfants préparent un spectacle sur l’histoire du cinéma. L’an dernier, la couleur était le fil rouge des différents tableaux du spectacle, cette année ce sont les émotions. En lien avec le programme « Même pas peur » que les enfants devraient découvrir au cinéma le Sélect, nous avons lors d’une première séquence travaillé à partir du premier court métrage d’Abbas Kiarostami, « Le pain et la rue. »

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Synopsis : Un petit garçon doit ramener le pain à la maison. Mais comment faire pour éviter le gros chien qui lui barre la rue ?

En contrepoint de la peur suscitée par un chien, nous avons ensuite regardé un extrait du très beau long métrage de la réalisatrice Anca Damian, L’extraordinaire voyage de Marona, qui met en scène, cette fois-ci, la peur ressentie par une petite chienne. Après la lecture de l’affiche et le visionnement de la bande annonce…

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… les enfants ont exploré 57 secondes du film. Les voici …

   Les enfants, une fois de plus, ont dépassé nos attentes dans la pertinence de leurs remarques. La peur d’être à nouveau abandonnée par son maître déclenche chez Maronna des hallucinations, elle imagine que les immeubles se mettent à bouger pour l’encercler et l’emprisonner. La réalisatrice alterne des plans objectifs aux plans subjectifs pour que nous partagions les émotions de la petite chienne.

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Trois plans subjectifs présents dans l’extrait. Un « plan subjectif » est un plan qui permet au spectateur d’adopter le point de vue d’un personnage, comme s’il voyait à travers ses yeux.

La voix off nous permet d’avoir accès aux pensées de Marona. Deux voix s’affrontent à l’intérieur de son corps, l’une lui dit que son maître l’a oublié, qu’il ne reviendra pas, tandis que l’autre l’enjoint à se calmer, que l’homme va revenir… Un enfant fait le lien avec un film de Spiderman, lui aussi est écartelé entre deux voix intérieures représentées par un ange et un démon.

Si Le pain et la rue est tourné en prise de vue continue, L’extraordinaire voyage de Marona est quant à lui un film d’animation tourné « image par image ». Nous avons terminé la séance en réalisant une petite séquence animée pour comprendre par l’action la technique du papier découpé.

Capture d’écran 2021-03-09 à 17.40.21Voici la représentation par le dessin de la technique « image par image » et les deux séquences.

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Les enfants racontent leur deuxième séance.

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